dimanche 4 mai 2014

La musique silencieuse



J'ai déjà parlé de la musique silencieuse à propos des maîtres soufis tel Hazrat Inayan Khan qui nous disait :
"J'ai joué de la vîna jusqu'à ce que mon coeur se transforme en ce même instrument. Puis j'ai offert cet instrument au Musicien Divin , le seul musicien existant. Depuis lors, je suis devenu sa flûte et quand il choisit, il joue Sa musique."



Cette fois, c'est un conte que je vous invite à lire, un conte soufi bien sûr, raconté par Jean-Claude Carrière dans "Le cercle des menteurs". Il y parle de la musique silencieuse sur un mode plus humoristique :

La harpe sans cordes

Dans la tradition soufie, souvent subtile et même secrète, on raconte l'histoire d'un ermite à la réputation immense et aux pouvoirs incomparables, qui vivait retiré dans un désert.
Un jour, alors qu'il restait immobile comme tous les jours à la même place, il vit une sorte de boule de poussière apparaître à l'horizon. Cette boule grossit, grossit encore, et l'ermite reconnut bientôt qu'un homme s'approchait de lui en courant et qu'il soulevait cette poussière.
L'homme, qui était jeune, parvint auprès de l'ermite et se prosterna devant lui. Il haletait. L'ermite le laissa reprendre son souffle et lui demanda :
_ Que veux-tu ?
_ Maître, lui répondit le jeune homme, je suis venu t'écouter jouer de la harpe sans cordes.
_ A ta guise, lui dit l'ermite.
Le saint homme ne changea nullement de position. Il ne prit aucun instrument, il ne fit rien. L'ermite et le fervent disciple restèrent immobiles l'un en face de l'autre pendant un certain temps.
Après ce certain temps, le jeune homme laissa percevoir, par un geste, peut-être, par un fléchissement, par un toussotement, un début de fatigue.
_ Qu'as-tu ? lui demanda l'ermite.
Le jeune homme mit quelque hésitation dans sa réponse. Il bredouilla. On ne comprenait pas très bien ce qu'il voulait dire. Pour lui venir en aide l'ermite lui demanda, en se penchant un peu vers lui :
_ Tu n'as rien entendu ?
_ Non, répondit le jeune homme avec une voix de coupable.
_ Alors, lui demanda l'ermite, pourquoi ne m'as-tu pas demandé de jouer plus fort ?"


dimanche 27 avril 2014

L'atelier de découverte du masculin



Partis à la recherche du masculin en nous vendredi soir, nous avons fait un voyage joyeux et plein de vie.




Après avoir exploré les rois et chevaliers de notre royaume, nous avons dû souvent nous souvenir, nous les femmes, que ce masculin que nous recherchions n'était pas celui que nous trouvons à l'extérieur comme compagnon ou modèle, mais surtout celui que nous avons également à l'intérieur de nous, qui peut être mis en action afin de devenir vraiment nous-mêmes. Hommes ou femmes, nous pouvons vivre ainsi en harmonie avec nos deux parties : féminine et masculine, actives et vivantes.




J'ai beaucoup aimé la recherche des rois et chevaliers liés aux archétypes collectifs.
L'homme libre penseur, et l'amant libre et inventif pour les rois ou chevaliers liés à Uranus, avec leur indépendance et leur liberté.
L'homme de compassion et l'amant subtil en quête de perfection et d'empathie pour les rois et chevaliers en lien avec Neptune.




L'homme sorcier lié à Pluton, qui invite à visiter les profondeurs du pouvoir, avec la capacité à plonger dans les profondeurs de l'inconscient et de le ressusciter.
Et enfin l'homme sauvage qui doit se laisser inspirer par l'esprit de la vie.




Tout cela était très puissant, nos rois et nos chevaliers ont des caractéristiques plus ou moins masculines ou féminines mais ce sont eux qui nous donnent notre dynamique de création et notre capacité à nous engager.




Et ce sont des énergies qui rendent vivants, ce que nous avons vraiment ressenti tout au long de cette soirée.
Nous avons aussi pu vérifier une fois encore la pertinence de l'astrologie dans cette passionnante aventure de la découverte de nous-mêmes.

dimanche 20 avril 2014

De l'aide chaque jour


Grâce à Sylvie Lafuente Sampietro, j'ai découvert le Gayan de Hazrat Inayat Khan, maître soufi. Ce livre est sous-titré : Notes de la musique silencieuse.
Et c'est une aide de chaque jour.

J'étais triste de couper les pâquerettes qui parsèment la pelouse et j'ai trouvé ceci :
"Petites pâquerettes, quelle est votre tâche quotidienne ?
_ Consoler les cœurs qui sont piétinés."




Je cherchais le chemin vers moi-même et j'ai trouvé cette autre pensée :
" Si tu désires qu'on t'obéisse, tu dois apprendre à obéir toi-même. Si tu désires qu'on te croie, tu dois apprendre à croire toi-même. Si tu désires qu'on te respecte, tu dois apprendre à te respecter. Si tu désires qu'on ait confiance en toi, tu dois apprendre à avoir confiance en toi."




On peut ouvrir ce livre de musiques silencieuses au hasard et on y trouve toujours une aide :
"La vie est ce qu'elle est, vous ne pouvez pas la changer, mais vous pouvez vous changer vous-mêmes."


Les images ont à nouveau les couleurs de Myrrha. Elles dialoguent merveilleusement avec la musique du Gayan.

dimanche 13 avril 2014

Merveille du monde


Entendu aux Racines du ciel, ce poème écrit par Rita Mestokosho, qui nous dit la merveille de la nature, l'accord parfait avec le monde. On y sent la puissance féminine qui m'a fait penser également à la déesse Sedna, déesse Inuit que Sylvie Lafuente Sampietro nous avait fait découvrir et qui nous ramène à la force indestructible du féminin. On sent à travers ces mots que ces femmes Innu connaissent les mystères du monde. Nous avons besoin de leur sagesse pour redécouvrir que nous sommes de ce monde tellement beau et mystérieux et pour construire l'avenir. 




Parfum de la terre de Rita Mestokosho, poète Innu

Viens marcher avec le printemps
Sens le vent sur tes joues
Sois libre de tes mouvements
Prends le temps de vivre
Car demain ne t'appartient pas...

N'oublie pas ta promesse
d'aller retrouver la paix
dans une forêt,
dans une maison en bois,
Retrouve le battement de ton cœur

"Nous partirons les yeux fermés
Le cœur enveloppé
du parfum de la terre.
L'automne Uashtessiu
Qui nous dira
Viens viens mon ami mon frère
Oui je t'attends
Depuis cet instant
Où ton souffle a touché mon âme
Oui je t'attends mon frère."

Alors nous partirons tous les deux,
J'ai vu la montagne dans sa splendeur
J'ai entendu la rivière dans son désir
Quel plaisir et quel bonheur 
D'être dans les bras de la terre !

Et lui ce grand mystère 
Que je découvre dans son absence
Chercher la vérité au creux de ses mains
Je respire l'air qu'il habite.

Voir son regard s'évanouir dans le mien
Pendant qu'il ferme les yeux sur mon corps
Pour mieux goûter à l'instant

J'entends son cœur battre.

J'aime son silence
J'aime sa voix
J'aime son reflet
J'aime l'invisible que je ne peux toucher

Mais que je sens avec force en moi....

Les arbres sont témoins de mon amour
Les rochers entendent encore aujourd’hui
L'écho de ma tendresse
Sur le ciel qui nous enveloppe.

Mon corps est fait de branches de sapin
entremêlées à toutes les saisons du monde."


dimanche 6 avril 2014

Nouvel atelier




Nous avons déjà aimé l'atelier sur la découverte du féminin en nous.
Nous avons maintenant devant nous l'atelier de découverte du masculin en nous.
Cela devrait être tout aussi passionnant, tant pour les hommes qui croient connaître leur part masculine mais ne soupçonnent pas les subtilités qu'elle recèle, que pour les femmes qui ne s'y intéressent pas toujours alors qu'elle joue un rôle très important dans notre personnalité.

Nous reprendrons nos thèmes de naissance, ces cartes de notre ciel, qui contiennent toutes les informations sur notre potentiel et sur ce qui peut constituer un obstacle à le vivre pleinement, et nous partirons à la découverte de cette part masculine en nous.
Le programme est vaste, puisque nous examinerons successivement le Soleil, Mars, Uranus, Neptune et Pluton. 
Comme pour le précédent atelier, nous en ressortirons avec une idée plus claire de qui nous sommes, des éclaircissements sur des comportements récurrents que nous ne comprenons pas et des pistes pour explorer ce qui peut nous bloquer.
Ce programme est alléchant, j'espère que vous aurez le désir de venir le partager avec nous, pour mieux comprendre cette part masculine en nous, que nous pouvons vivre en harmonie avec notre part féminine, pour une meilleure intégration dans notre vécu de ces deux pôles.

Inscrivez-vous pour le 25 avril à 19h00 : assoc.altair@gmail.com

dimanche 30 mars 2014

Musique ancienne





Un reportage entendu récemment sur les lithophones a éveillé en moi une grande curiosité. On y montrait des pierres cylindriques aux bouts arrondis datant de 4500 à 10 000 ans.
Découvertes en Ethiopie, elles étaient gardées précieusement dans les réserves du musée d'histoire naturelle quand  des chercheurs ont découvert qu'il ne s'agissait pas de pilons mais sans doute d'instruments de musique.
En effet, posées sur de petits supports, elles émettent un son qui ressemble à celui des cloches d'airain lorsqu'on les frappe.
Il nous faut donc imaginer que nos ancêtres dessinaient dans leurs grottes mais qu'ils  faisaient également de la musique et l'écoutaient.
"La musique pénètre à l'intérieur de l'âme et s'en empare" disait Platon. Les hommes qui ont fabriqué ces lithophones faisaient-ils des concerts pour leurs semblables à l'image de celui qui a été donné avec leurs instruments au Jardin des Plantes ces jours-ci ? Le chant de ces pierres pouvait aussi accompagner des rituels ou des moments importants de la communauté : nous ne le savons pas.
Mais cette perspective nous relie encore un peu plus à eux, les premiers observateurs des étoiles, les peintres des cavernes, qui n'avaient pas encore d'écriture pour communiquer mais avaient déjà l'art pour expression.



D'autres lithophones datant de 3 000 ans ont été découverts au Vietnam en particulier ou encore en Chine ou en Corée. La musique nous accompagne depuis très longtemps et ce n'est pas étonnant puisqu'elle nous touche directement au coeur.

"Mon âme est un orchestre caché; je ne sais pas quels instruments vibrent et jouent en moi, cordes et harpes, timbales et tambours.
Je ne peux me connaître qu’en tant que symphonie."
Fernando Pessoa. Le  livre de l’Intranquillité



dimanche 23 mars 2014

Myrrha



Un soir dernier, nous étions réunis autour de Sylvie Lafuente Sampietro pour examiner les tableaux que nous allions accrocher aux murs du local quand nous sommes tombés sur une très belle reproduction d'un zodiaque égyptien représentant le signe de la Balance.
Sylvie nous a alors raconté l'histoire de Myrrha, très belle artiste dont les oeuvres sont inspirées et pleines de grâce.




Myrrha a beaucoup travaillé et son travail est magnifique, imprégné de la beauté de la nature et des civilisations anciennes. Puis elle est tombée très malade et a dû arrêter pendant longtemps. Elle n'a jamais su se protéger et son oeuvre ne lui appartient pas, elle ne reçoit rien pour les nombreux projets qu'elle a menés à bien. Cependant, elle a repris son travail mais la vie pour elle n'est pas facile. Heureusement, elle a de nombreux amis qui tentent de l'aider au mieux.




Qui soupçonnerait cette difficulté de vivre derrière ses superbes tarots, zodiaques et autres oeuvres qu'elle a réalisées ?




J'aime particulièrement la lumière qui émane de l'intérieur de ses tableaux et cet hymne à l'univers qu'ils nous offrent.
Voici quelques-uns de ses tableaux ou travaux, c'est la meilleure façon de parler d'elle et vous en trouverez beaucoup plus sur le site suivant : http://www.latelierdemyrrha.com.






"Parce que l’Art est un pas effectué du connu visible

vers l’inconnu secret de la Nature, vers l’invisible."

Kalil Gibran