dimanche 16 septembre 2018

Réflexions cycliques

Tout est parti du titre de la conférence d'astrologie mondiale de Sylvie Lafuente Sampietro pour 2018 qui m'est revenue en mémoire lorsque nous avons préparé la conférence pour 2019.
Ce titre, le voici : "Lâcher prise au passé pour construire l'avenir." C'était le défi de l'humanité pour cette année 2018. 




Comment interpréter le lâcher prise au passé ? 
Sur psychologies.com, j'ai trouvé des éléments sur le lâcher prise individuel. Ces mots peuvent très bien s'adapter à l'humanité pour peu qu'on les entende bien : d'ailleurs, Sylvie Lafuente passe souvent dans ses conférences des défis pour l'humanité à ce qui nous attend individuellement. 
"Au commencement de toute "prise" se trouve l’ego, une conviction, un ressenti dont tout découle. Moi, Pierre ou Paul, j’existe indépendamment du tout, séparé, seul face à l’autre...
Le lâcher-prise ne sous-entend en rien une négation de l’individualité. Pierre reste Pierre, Paul demeure Paul. Simplement, la partie se reconnaît comme expression du tout, la vague se sait forme du grand océan et, du même coup, reconnaît les autres vagues comme autant d’expressions de ce qu’elle-même est au plus profond. Par un apparent paradoxe, l’autre à la fois disparaît – nul ne peut plus m’être essentiellement étranger – et se trouve comme jamais reconnu dans sa différence existentielle. Le moi séparé cesse d’être l’étalon, la mesure de toute chose. Il n’y a plus de moi pour exiger de l’autre qu’il se conforme à mes critères. Le lâcher-prise se produit dès lors que le moi accepte de l’autre, de tout autre, qu’il soit autre."




Et quel intérêt de ressasser le passé ?
"Quoi que mon mental prétende, je me trouve là où sont mes pieds. Si je pense au passé ou au futur, c’est toujours maintenant. Passé, futur, ailleurs n’existent qu’en tant que pensées surgissant ici et maintenant.
Cette pratique n’exclut en rien l’aptitude à prévoir, à organiser ni ne nous dispense de nos responsabilités. L’attitude d’ouverture inconditionnelle à l’instant ne conduit nullement à baisser les bras, à tolérer l’intolérable. Le lâcher-prise, dans l’immédiateté, est totalement compatible avec l’action dans la durée. Le lâcher-prise n’est pas se résigner mais être conscient de ses limites...
 Lâcher prise, c’est aussi cesser d’aborder l’existence avec une mentalité d’"assuré tous risques". Quelle que puisse être la prétention du moi à contrôler l’avenir, la vie n’est pas une mutuelle et n’offre aucune garantie. " Gilles Farcet dans Psychologies.com




Nous voici donc, nous les hommes,  à un moment où nous devons accepter que l'autre  est autre et que nous ne pouvons exiger de lui qu'il se conforme à nos critères. Et pour construire l'avenir, nous ne devons pas ressasser le passé, mais être conscients de nos limites en sachant que nous ne pouvons contrôler l'avenir. Et donc que nous n'avons aucune garantie de sécurité pour les années à venir.
Ces thématiques sont très présentes dans notre monde aujourd'hui : reconnaître l'autre, passer d'un ancien monde vers un nouveau, préparer l'avenir sans pouvoir donner de certitudes... 
Le programme est donc chargé pour l'humanité ! Aussi ne suis-je pas étonnée que le programme pour 2019 ressemble à celui de 2018 : "Conclure le passé et impulser le futur.".
Cependant, nous sommes à la fin de trois cycles très importants au niveau mondial. 2019 sera l'occasion de les conclure en en tirant les leçons. Il est très important de laisser les cycles, les projets, les histoires, se conclure. Comment pouvons-nous avancer si nous ne tirons pas les enseignements de ce que nous avons vécu ?
Puis en 2020, les nouveaux cycles prendront leur forme petit à petit, nous aurons eu le temps de nous y préparer en 2018 et 2019. L'impulsion nouvelle pourra alors être donnée. Cette possibilité de renouveau s'appliquera particulièrement à l'Europe.
« Acceptez la vie comme elle vient. La voie la plus sûre pour découvrir la vérité est de ne plus résister à ce qui se présente. » Jean Klein

Et pour terminer en poésie, un haïku de Bashô:


Ce chemin -
Seule la pénombre d'automne
L'emprunte encore.



Les oeuvres de Zao Wou-ki illustrent cet article

Ce texte est une interprétation personnelle et libre des enjeux de l'astrologie mondiale à partir du titre de la conférence de Sylvie Lafuente Sampietro. Je vous indiquerai bientôt ici la vision de Sylvie Lafuente Sampietro.

dimanche 9 septembre 2018

Chacun fait sa part

Chacun participe à une oeuvre plus grande que lui. On peut ne rien voir, ne pas vouloir le voir et se sentir accablé ou tout simplement être fier d'y participer.
Quelle valeur attribuons-nous à notre travail ? Devons-nous accepter notre vie telle une mission qui nous serait attribuée ?
Voici un conte pour illustrer ceci, raconté par Henri Gougaud mais il est en général attribué à Charles Péguy. 



Les trois casseurs de cailloux.

     Un pèlerin, un soir d'été, parvint sur un chantier de ville peuplé d'ouvriers poussiéreux occupés à mille besognes de bois lourd, de forges sonnantes, de meules et de pierres taillées. Il fit halte au bord de la route où des hommes au torse luisant fracassaient à grands coups de masse, ça et là, des quartiers de rocs. L'un d'eux semblait exténué.
_ Dur labeur, dit le pèlerin.
_ Épuisant, lui répondit l'autre, abrutissant et sans espoir. De l'aube au soir, casser des pierres, est-ce une vie ? Non, c'est l'enfer. Vivement la mort, que je dorme !
     Un compagnon, à quelques pas, essuya son front ruisselant. Le pèlerin lui vint devant.
_ Votre misère me fait peine, lui dit-il. Je m'en souviendrai. Sur le tombeau du bon saint Jacques je prierai pour vous, c'est promis.
     Le gars désigna l'épuisé.
_ Priez surtout pour ce pauvre homme. Moi, grâce à Dieu, je tiens le coup. C'est que j'ai trois enfants petits et une femme qui s'escrime à les élever comme il faut. J'ai besoin de forces. Ils m'en donnent. Si je trime ainsi, c'est pour eux.
     A l'écart parmi les cailloux, les geignements, les coups de masse, naquit soudain une chanson.
_ Voilà le fou qui se réveille, dit le jeune père, en riant.
     Le pèlerin tourna la tête et découvrit un grand luron apparemment infatigable. Il cognait d'un cœur si vaillant qu'il faisait voler des éclats jusque dans ses cheveux frisés.
_ Quel entrain ! dit le pèlerin. Il me semble pourtant malingre. Où puise-t-il donc sa vigueur ?
_ Je n'en sais rien, répondit l'autre. Allez lui poser la question.
     Dix pas plus loin :
_ Holà, bonhomme, calme-toi, tu vas t'effondrer !
_ Je sais bien ce que vous pensez, répondit le joyeux gaillard. Que je suis idiot.Peu m'importe. Je casse des cailloux, c'est vrai. C'est fatigant. C'est mal payé. Mais ma force est là, dans l'étoile que je me suis plantée au front. Je ne suis pas un simple esclave.
     Et cognant son torse du poing :
_ Je bâtis une ville, moi !


dimanche 2 septembre 2018

Création

"J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."nous dit Rimbaud dans Une saison en enfer.




Cette question de la création est passionnante. D'où provient-elle ? Comment la susciter ?
J'ai retrouvé des paroles de Fabienne Verdier. Elle fut élève des maîtres chinois dans l'art de la calligraphie pendant dix ans, elle a depuis trouvé sa voie personnelle. Son cheminement mérite d'être suivi. Même si cette alchimie de la création des œuvres ne peut être expliquée, nous pouvons au moins écouter ce que les créateurs ont à nous dire pour expliquer le processus qui les conduit vers l'expression de l'inexprimable !




Le maître chinois de Fabienne Verdier lui a donné ces conseils :

"Recherche sans cesse et sans répit le singulier, l'insolite, détruis les frontières ou catégories esthétiques forgées par nos cultures et n'aie pas peur de paraître parfois folle ou excentrique. il s'agit de retrouver les mille et une manifestations de la nature des choses...
Il faut apprendre, puis oublier ce qu'on a appris, retrouver le naturel jusqu'à parvenir à créer sans effort. Cela paraît simple mais, en fait, il est très difficile de retrouver sa véritable nature (...), les modes nous façonnent à notre insu.
Nourris ton esprit, pas seulement de connaissances livresques comme tant de gens, mais de la réalité qui t'entoure, de tes songes aussi - entraîne-toi à rêver...
La plus haute qualité de l'esprit est de produire des intuitions. Arrête de cogiter, d'essayer de comprendre : oublie, oublie, et ton esprit comprendra "subitement" pour toi.
(...) La rythme est capital en musique mais aussi dans les autres arts, comme l'art de vivre. Sans rythme, il n'y a pas d'art." Fabienne Verdier rapportant les paroles de son maître chinois




Elle-même tente de nous expliquer son cheminement vers l'élaboration de son oeuvre :
"Comment saisir l'insaisissable ? Comment traduire l'intraduisible ? Entre les théories et l'éveil réel aux mystères du vivant, l'apprentissage est si long qu'on a peine à y croire.

Il devenait nécessaire d'oublier le temps, de s'oublier soi-même ainsi que toutes pensées, opinions et cultures acquises. Le non-être apparent touche en quelque sorte à l'illimité de l'être. L'esprit libre devient alors fluide et mobile.
Au gré du souffle du pinceau je vais donc m'attacher à explorer le mystère végétal, le génie propre à chaque être : la pudeur discrète d'un brin d'herbe.
Goûter à l'émerveillement de ce qui est, de ce qui devient, comprendre les forces qui façonnent...
Au fond, la peinture comme la calligraphie est une pratique solitaire, un don de soi, un chemin assez semblable à celui des moines, qui résulte souvent d'une ascèse et de silence.
Je m'intéresse à l'insaisissable, l'inexprimable, l'indicible, à l'essence de la réalité dans toutes ses manifestations."
Fabienne Verdier





Cette voie solitaire ressemble effectivement beaucoup  à celle des hommes en quête de spiritualité et d'abandon de soi pour retrouver l'essence de l'univers. Fabienne Verdier tente de restituer  grâce au rythme de sa peinture le souffle de l'univers. 
Sur ce sujet, elle confie (à Aliette Armel dans la revue Ultreïa): 
"J'ai trouvé chez Gilles Deleuze une phrase qui évoque le point où j'en suis aujourd'hui : "En art, et en peinture comme en musique il ne s'agit pas de reproduire ou d'inventer des formes, mais de capter des forces.(...) La célèbre formule de Klee "non pas rendre le visible, mais rendre visible" ne signifie pas autre chose. La tâche de la peinture est définie comme la tentative de rendre visibles des forces qui ne le sont pas."

dimanche 26 août 2018

Voici venir l'automne

Nous sommes encore en été mais déjà nous pensons à l'automne.
Nous préparons le programme que nous allons vous proposer en cette fin d'année.
En voici les principaux moments.





Le 21 septembre, nous prévoyons une soirée étoilée. En espérant, bien sûr, que la météo soit avec nous, mais en septembre, nous aurons sûrement un ciel clair ! La soirée promet d'être très belle car nous verrons les constellations d'automne mais également plusieurs planètes qui ne sont pas toujours visibles lors de ces soirées : Vénus, Jupiter, Saturne et Mars. Nous irons en Chartreuse, au-dessus du col de la Placette, là où la pollution lumineuse se fait moins sentir.
Pour vous inscrire, adressez-nous un mail à : assoc.altair@gmail.com.



Le 11 octobre, c'est à une conférence sur le magnétisme que nous vous convions. Nous avons proposé à Régis Dannhauser de nous faire partager sa passion. Il nous invite à être à l'écoute de soi pour agir dans notre vie et trouver l'épanouissement.
La soirée débutera à 20h30 au local d'astrologie.



Sylvie Lafuente Sampietro nous donne rendez-vous ensuite pour notre rendez-vous rituel de fin d'année : la conférence d'astrologie mondiale. Nous verrons les tensions, les opportunités, les enjeux de l'année 2019.
Voici le titre de la conférence, que Sylvie nous a dévoilé cette semaine : "Conclure le passé et impulser le futur". Elle nous expliquera comment réaliser ce programme.
Nous vous convions pour cette soirée à la maison du tourisme de Grenoble.



J'aurai l'occasion de détailler ce programme au fur et à mesure du trimestre. J'espère qu'il vous intéressera et que nous serons nombreux à participer à ces activités.

Pour conclure, et tandis que nous sommes encore en été je vous livre cette pensée qui, je trouve, prend particulièrement sa place en cette saison, lorsque nous avons l'occasion de choisir, même pour peu de temps, un lieu qui nous correspond :

"Voulons-nous être de cette race superbe, indifférente aux kermesses frénétiques, aux engouements versatiles des foules, aux modes et à tous les faux dieux ? L'intelligence et le courage, ces vertus veuves, sont à réinventer. Pour moi, il s'agit de trouver une île, face à la plage où viennent mourir les rumeurs d'un siècle surchauffé. Mais qui d'entre nous n'a jamais cherché cette lande isolée, ce rocher connu de lui seul, où rien de ce qui se trouve sur la terre ferme ne pourrait l'atteindre ?"
Gilbert Ganne



Pour vous inscrire à nos activités, envoyez un mail à : assoc.altair@gmail.com.

dimanche 19 août 2018

Été sans fin ?



Non, l'été n'est pas sans fin, l'automne va arriver et nous pourrons reprendre le fil de nos découvertes. Nous vous préparons un beau programme dont vous aurez la primeur la semaine prochaine.
Nous espérons que l'été fut pour vous l'occasion de nouvelles aventures et découvertes.
Pour moi ce fut un été  très  chaud... Avec de beaux moments près de la nature, ou même à Paris, des moments plus difficiles à gérer lorsqu'en revenant chez moi, j'ai trouvé la maison devalisée. Mais aussi des moments de patience quand la canicule me maintenait enfermée les après-midi. Ce sont aussi de beaux moments de lecture et de découverte. Le bonheur de la lecture est splendide : j'y trouve toujours des occasions de mettre mon humeur au diapason du livre en cours. Un été  plein de surprises, et de belles rencontres.




Pour rester près de la nature, je vous propose d'écouter encore une fois la voix de l'herbe et des forêts grâce à Jacques Lacarrière :

"Je voudrais dire le pollen du monde, le plaisir de butiner chaque jour  des sucs et des parfums nouveaux, de se tapir sans devoir la moindre prière dans le Saint des saints des corolles pour écouter le "qu'en dira-t-on" des buissons. 
Celui qui ne sait quitter sa maison, celui-là sera condamné à la réclusion des enclos. A l'indécouverte des seuils et des chemins. A l'ignorance des vents. A l'absence des sillages."




Il est bon aussi de se retrouver après les chemins de l'été !

dimanche 8 juillet 2018

Bel été

Une pause pour prendre un autre rythme, partir, revenir, renouveler ses idées et ouvrir de nouvelles portes... Et voir ce qui vient avec la chaleur et le temps des vacances.




Pour se retrouver en septembre, peut-être avant, et reprendre le fil de nos découvertes et de la recherche des mots qui nous parlent.

Nous aurons cet automne un programme qui nous invitera au-delà des mots à nous retrouver pour partager ces beaux moments que nous aimons programmer à votre intention, et que nous sommes aussi heureux de vivre.




Pour partir explorer la nature, voici des mots qui nous parlent des plantes, les plantes qui peuvent nous inspirer des leçons de vie.

"Les plantes voyagent. les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent." Gilles Clément)

"Savez-vous que les arbres parlent entre eux, et ils vous parleront si vous savez les écouter. Mais les Blancs n'écoutent déjà pas les indiens..." (Chef Tatanka Mani)




"Aimer un Papou, un enfant ou son voisin, rien que de très facile ! Mais une éponge! Un lichen ! Une de ces petites plantes que le vent malmène ! Voilà l'ardu : éprouver une infinie tendresse pour la fourmi qui restaure sa cité." (Sylvian Tesson -  Dans les forêts de Sibérie)



Je vous souhaite un bel été !

dimanche 1 juillet 2018

Le serpent et l'oiseau

Voici une légende, la légende de la création du Wu-Tang-Pai, le style de la main souple, qui deviendra le Tai Chi Chuan, art martial chinois que je pratique depuis quelques années Je me devais de vous livrer cette légende avant de nous séparer pour l'été.




Chang San Fong, le Maître des trois Pics, avait une haute stature, un corps élancé et une constitution robuste  qui lui donnaient un air redoutable. Son visage, à la fois rond et carré, était orné d'une barbe hérissée comme une forêt de hallebardes. Un chignon épais trônait au sommet de son crâne. Si son allure était impressionnante, son regard exprimait cependant une douce tranquillité, avec une lueur de bonté.
Il portait été comme hiver la même tunique fabriquée dans une seule pièce de bambous  tressés et il tenait le plus souvent un chasse-mouches fait d'une crinière de cheval.
Assoiffé de connaissance, il passa la plus grande partie de sa vie à pérégriner sur les pentes des monts Sen-Tchouan, Chansi et Houe-Pe. Il visita aussi les hauts-lieux du taoïsme, allant d'un monastère à l'autre, séjournant dans des sanctuaires et des temples que les pentes escarpées de la montagne rendaient difficilement accessibles. Il fut très tôt initié par les Maîtres Taoïstes à la pratique de la méditation. Partout où il passait il étudiait les livres sacrés et il interrogeait sans relâche sur les mystères de l'Univers.












Un jour, alors qu'il méditait déjà en silence depuis des heures, il entendit un chant merveilleux, surnaturel... Observant autour de lui, il aperçut sur la branche d'un arbre un oiseau qui fixait attentivement le sol. Au pied de l'arbre un serpent dressait sa tête vers le ciel. Les regards de l'oiseau et du reptile se rencontraient, s'affrontaient... Soudain, l'oiseau fondit sur le serpent en poussant des cris perçants et entreprit de l'attaquer avec de furieux coups de patte et de bec. Le serpent, ondulant et fluide, esquiva habilement de violentes attaques de son agresseur. Ce dernier, épuisé par ses efforts inefficaces, regagna sa branche pour reprendre des forces. Puis il repartit à l'assaut. Le serpent continua sa danse circulaire qui se mua peu à peu en une spirale d'énergie bouillonnante, insaisissable.





La légende nous dit que Chang San Fong s'inspira de cette vision pour fonder le Wu-Tang-Pai, le style de la "main souple", qui, façonné par des générations de taoïstes, devint le Taï Chi Chuan. C'est pourquoi les mouvements du Taï-Chi n'ont ni début ni fin. Ils se déroulent souplement comme le fil d'un cocon et ils s'écoulent sans interruption comme le fleuve Yang-Tsé. (légende tirée des Contes et légendes des arts martiaux de Chine et du Japon).