dimanche 18 novembre 2018

Victor Hugo et la guerre

Puisque nous avons parlé ces derniers temps de guerre et puisque Victor Hugo est toujours d'actualité, j'ai réuni deux poèmes qui nous parlent de guerre. Et puisque le souvenir doit être entretenu des atrocités et de ce que personne ne souhaite revoir, écoutons sa voix une nouvelle fois.



Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.

Les conseils du ciel immense,
Du lys pur, du nid doré,
N'ôtent aucune démence
Du cœur de l'homme effaré...

Depuis six mille ans la guerre (Victor Hugo)



Continuons avec ce poème, intitulé Bêtise de la guerre :

Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l’animal,
Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre,
Défaire un empereur que pour en faire un autre ?



dimanche 11 novembre 2018

Une légende de la lune


"La lune accompagne les nuits des humains depuis les temps les plus anciens. Très tôt, sans doute, ils ont observé les changements de sa forme. Nuit après nuit, ils l'ont vue apparaître comme un mince croissant et puis croître jusqu'à devenir "la pleine lune" qui illumine toute la campagne de son éclat argenté. Les nuits suivantes, ils l'ont vue maigrir progressivement jusqu'à disparaître pendant quelques jours. Inquiets de cette disparition, on peut supposer qu'ils se sont réjouis de son retour et de la reprise de son cycle. La Lune illustrait ainsi l'existence dans la nature, de phénomènes réguliers se reproduisant fidèlement avec la même séquence de phases.
On pense aujourd'hui que l'observation de ce cycle lunaire a joué un rôle important dans la naissance et l'élaboration des sciences. Les humains ont découvert par là que les comportements de la nature ne sont pas complètement aléatoires et chaotiques. De là serait née la confiance qui a permis la recherche et l'élaboration des connaissances. La lune a profondément influencé le parcours intellectuel des humains." Hubert Reeves



La lune a aussi été la source de rêves et de nombreuses contes et histoires. Voici par exemple Le lièvre et la lune, un conte hottentot, peuple de pasteurs nomades d'Afrique du Sud. 



Souvent affamés, blessés ou malades, les premiers hommes qui peuplaient la terre menaient une vie difficile. La Lune qui les regardait du haut du ciel eut soudain pitié d'eux. Apostrophant un lièvre qui passait par là, elle le chargea de transmettre aux hommes le message suivant : "Tu diras aux hommes qu'ils ont été créés à mon image et et que leur vie est semblable à la mienne. Quand ils viennent au monde, ils sont fragiles comme un fin croissant de Lune. Mais très vite ils grandissent. Arrive alors le temps de la maturité où ils rayonnent tels une Pleine Lune. Puis ils commencent à s'affaiblir, à décliner pour disparaître un jour, comme moi quand vient la Nouvelle Lune. Mais cette mort n'est qu'un passage. Qu'ils sachent qu'après trois jours, comme moi, eux aussi ils renaîtront. Une nouvelle vie les attend après la mort. Qu'ils n'oublient jamais cela !"
La Lune avait à peine prononcé ces derniers mots que notre lièvre était déjà parti. Mais vous savez comment sont les lièvres... Ils perdent souvent la mémoire en courant. Et c'est une information incomplète qu'il transmet aux hommes.
 "Votre destin est semblable à celui de la Lune. Comme elle, vous apparaissez, vous déclinez et puis un jour vous mourrez" leur dit-il.
L'essentiel du message a été perdu. Dépitée et furieuse, la Lune lance alors une grosse branche à la face du lièvre. Et c'est depuis ce jour-là que les lièvres ont un bec de lièvre... et que les hommes meurent désespérés. 
Raconté par Bernard Melguen dans La lune, vérités et légendes


dimanche 4 novembre 2018

Eloge de la solitude

La solitude, on l'aime ou on la craint. Nous y sommes tous confrontés un jour ou l'autre et bien évidemment, au moment de notre naissance et de notre mort. Selon la façon dont nous l'expérimentons, à notre corps défendant ou volontairement, la sensation peut être très différente. Aujourd'hui, j'explore la face positive de la solitude en quelques exemples  qui m'ont interpellée lors de mes lectures.




Gao Xingjian a beaucoup voyagé dans son pays, la Chine, seul. Et ses livres, tout en nous racontant ses voyages, nous font vivre cette solitude, qui permet la rencontre des autres et une grande liberté. Elle est chemin spirituel.
"La solitude est encore plus une condition nécessaire de la liberté, et la liberté dépend avant tout de la capacité à pouvoir réfléchir librement; or c'est précisément quand il est seul que l'homme peut commencer à réfléchir."  Gao Xingjian




Rainer Maria Rilke fait l'éloge de la solitude dans ses Lettres à un jeune poète. Donnant des conseils au jeune homme qui voudrait devenir écrivain, il fait ici l'éloge de la solitude à celui qui se plaint d'être seul, dans sa vie et son travail. 
"Dites-vous bien : que serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ? La solitude est une : elle est par essence grande et lourde à porter. Presque tous connaissent des heures qu’ils échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et médiocre fût-il, contre l’apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus indigne… Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme l’avant-printemps. N’en soyez pas troublé. Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font."
Rainer Maria Rilke




Un autre grand voyageur, Sylvain Tesson, a exploré la solitude très intensément, au cours de ses voyages mais également lors de son séjour solitaire dans une cabane de Sibérie (Dans les forêts de Sibérie). 

"Jusqu'alors, j'avais cru Paul Valéry, lorsqu'il disait qu"un homme seul était en mauvaise compagnie." Avant de partir seul, je pensais que la solitude serait mon pire ennemi. Je ne la connaissais pas, et c'est en vérité une compagne merveilleuse. On devrait l'appeler Félicité. Elle est le plus beau cadeau que l'on puisse offrir à son âme. Elle maintient l'équilibre entre soi-même et le monde extérieur, elle renoue le lien entre l'être et le cosmos." Sylvian Tesson




Et pour conclusion, cette image puissante de Khalil Gibran :

Toute lutte dans la vie n'est que chaos qui aspire à l'ordre. La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes. Pourtant, elle implante nos racines dans les profondeurs du cœur vivant de la terre vivante."

dimanche 28 octobre 2018

Poils de chenille et flocon de neige

Voici quelques pensées, haïkus et petites histoires zen. Qu'on les lise avec légèreté ou pas, elles font du bien et nous font passer un bon moment (de réflexion ou de poésie...).

Il y a des choses qui ne se peuvent enseigner.
Il faut les pénétrer soi-même.
Bashô




La brise du matin 
fait voleter les poils 
de la chenille.
Buson

Pour un unique moustique
je ne peux dormir !
Nuit d'automne.
Jugo

Pourchassée
la luciole se cache
dans un rayon de lune.
Oshima Ryoiu




Les deux grenouilles

Il était une fois deux grenouilles, également sages, qui rêvaient chacune en son logis de beaux voyages. La première habitait Edo, et voulait connaître Kyoto. La seconde demeurait à Kyoto, et souhaitait visiter Edo. 
A peu près à mi-chemin au sommet d'une colline, elles se croisèrent. La grenouille d'Edo vit dans les yeux de sa congénère flotter comme un mirage, la ville d'Edo, et la grenouille de Kyoto aperçut en filigrane dans les yeux de sa compagne les monts Hieizan et Atagoyama, qui forment comme un écrin à la ville de Kyoto. Ensemble elles soupirèrent, et renoncèrent à leur voyage.


Dans un grain de poussière se trouvent
des univers sans nombre
et tous ces univers sont réunis
à la pointe d'un poil.
Tao Shin




Le grand maître Bassui s'adressait ainsi à l'un de ses disciples en train de mourir :


Ne désire rien.
Ta fin n'en n'est pas une.
Elle est un flocon de neige,
qui se dissipe dans l'air pur.





Tous ces petits textes sont extraits d'un livre de Henri Brunel illustré par Charlotte Gastaut intitulé : Le moustique



lundi 22 octobre 2018

Conférence d'astrologie mondiale




Le temps passe et 2019 se profile à l'horizon. Et pour préparer cette prochaine année, la conférence d'astrologie mondiale de Sylvie Lafuente Sampietro est toujours un moment très important.
En 2019, nous serons toujours dans une année de bilan et de construction, avant l'année 2020 qui verra de nombreux redémarrages au niveau mondial. L'astrologie mondiale nous permet de regarder le monde à l'échelle de grands cycles planétaires. Selon le moment de ces cycles, les défis que l'humanité doit relever sont très différents : ces défis nous concernent tous, au niveau mondial, au niveau des pays et au niveau individuel. C'est ce qui rend cette démarche originale et nous permet de prendre du recul par rapport aux événements très perturbants qui nous sont annoncés quotidiennement. Nous pouvons remettre en perspective ce qui se joue autour de nous et notre rôle au sein de ce monde. 

Voici donc comment Sylvie Lafuente Sampietro nous présente cette conférence : 

Conclure le passé et impulser le futur

Cette conférence a pour objectif de vous permettre de mieux comprendre la mutation du monde et de nos sociétés à travers une prise de recul sur l’actualité et une compréhension des cycles que l’humanité vit. Elle est un apport personnel pour la gestion de votre année 2019, elle vous donnera des clefs pour saisir ce qui se passe dans votre vie et une prise de conscience des cycles qui sont à l’œuvre.
En 2019, nous verrons trois grands cycles se conclure (Pluton/Saturne, Saturne/Jupiter, Pluton/Jupiter). Savoir finaliser les anciennes formes de constructions et tirer la sagesse des expériences est une clé de cette année. C’est sur l’humus du passé que le futur prend racine. Nous devrons adapter nos projets de développement aux mutations mondiales (Neptune/Jupiter et Uranus/Jupiter). Il s’agit de prendre en compte l’instabilité du monde dans la gestion de nos réalisations. Saturne en Capricorne nous demande de réfléchir à l’ensemble de nos organisations et de revenir à l’essentiel. Uranus en Taureau va nous déstabiliser et nous inviter à innover dans la gestion matérielle et sur le plan de la vie affective.
Nous verrons éclore le fruit d’une gestation qui a lieu depuis 1993 (conjonction Neptune/Uranus). Il s’agit d’une vision politique, peut-être encore de l’ordre de l’utopie, mais qui pourrait nous amener à trouver un nouveau paradigme pour unifier l’idéal communautaire et la liberté individuelle, la collectivité et la créativité, le sentiment de communion et la vision du libre penseur. Cette poussée peut créer des tensions, des peurs et des conflits si nous restons figés dans les solutions du passé. Ce temps du semicarré croissant d’Uranus à Neptune permet une émergence, il s’agit pour chacun d’oser aller de l’avant sans certitude et de se laisser explorer de nouveaux chemins.
Nous verrons comment conclure les anciens cycles et réalisations, extraire la sagesse des expériences passées. De quelle manière réorienter nos projets face au changement du monde et nous organiser dans ce nouveau monde qui émerge afin de saisir l’impulsion du futur ?
Venez découvrir les enjeux de cette année 2019 pour pouvoir gérer vos décisions de vie en accord avec le rythme du cosmos.
Nous vous proposons donc de venir nous rejoindre le 30 novembre 2018 à 20h30 à la salle de conférences de la Maison du tourisme - 14, Rue de la république 38 000 GRENOBLE
Tarif10 € adhérents et 14 € non adhérents
Inscriptionspar mail à assoc.altair@gmail.com 
Sylvie Lafuente Sampietro présentera également cette conférence le 8 décembre 2018 à Paris.


dimanche 14 octobre 2018

Magnétisme : et la suite...



Nous avons passé une très agréable soirée jeudi dernier avec Régis Dannhauser. Il nous faisait découvrir le magnétisme.
Nous sommes sortis de la conférence pleins d'énergie et joyeux. L'air semblait plus léger et nous, plus tranquilles avec nous-mêmes.
J'étais venue intriguée par cette discipline qui semble mystérieuse : faut-il un don, pouvons-nous soigner nous aussi, nous soigner et comment intervient dans cette discipline la phrase de Régis Dannhauser qui introduisait sa conférence : Le magnétisme, outil de guérison par la connaissance de soi ?
Le magnétisme est une aptitude que nous possédons à transmettre l'énergie qui baigne l'univers.
Nous avons tous la possibilité de l'utiliser, elle est disponible pour nous tous. Régis Dannhauser nous en a fait faire l'expérience avec de petits exercices très simples, utilisant nos mains comme outils pour ressentir. Et nous avons tous eu des sensations diverses et plus ou moins intenses, mais bien présentes.
On peut l'utiliser comme outil de guérison de nos maux physiques mais aussi psychologiques. En comprenant l'origine de nos maladies d'origine émotionnelle, nous nous comprenons mieux et comprenons l'origine de nos émotions.
Nous devons être à l'écoute de nous-mêmes pour comprendre nos ressentis et savoir à quoi ils correspondent. Nous serons ainsi à même de détecter la réapparition des mêmes symptômes et de les faire disparaître petit à petit.
Grâce au magnétisme, nous pouvons prendre conscience de nos blocages, les comprendre pour ensuite les intégrer. 
Pour le magnétiseur, être dans la pleine conscience permet de valider le travail effectué. Et le soin qu'il prodigue passe par le corps, sans aucune intervention de la pensée. Le magnétiseur est le passeur de cette énergie qui peut nous guérir. 

Régis Dannhauser nous dit aussi que la pensée est créatrice. Se concentrer sur ce que nous voudrions voir arriver permet de se mettre dans les conditions qui le font advenir. Des exemples vécus nous en ont montré la pertinence. 
Il nous a bien rappelé son éthique dans la pratique du magnétisme et nous a dévoilé le secret de tout : l'amour. En travaillant dans l'amour, les choses évoluent harmonieusement et il n'est nullement besoin de violence, quelle qu'elle soit.
Il nous a également expliqué comment il pouvait intervenir sur des habitations pour remettre les énergies en ordre et débarrasser les habitants des problèmes qui pouvaient  les perturber.

Tout ceci nous a tellement intéressé qu'il nous a proposé de faire un atelier dans notre local pour découvrir un peu mieux cette énergie et sentir comment l'utiliser. Nous avons accepté la proposition avec enthousiasme et nous vous proposerons cet atelier sans doute en début 2019.




Tout au long de sa conférence, Régis Dannhauser nous a évoqué ses maîtres et inspirateurs pour sa pratique. Voici par exemple la présentation d'un livre que Régis Dannhauser nous a recommandé. Elle explique une partie de sa démarche.

"Magnétiser, c'est offrir aux autres une force vitale que le magnétiseur doit posséder, maîtriser et développer. Charly Samson indique comment utiliser les mains par les passes, les impositions, le toucher, comment utiliser le regard, le souffle et la voix, comment maîtriser et développer la force de la pensée et de la visualisation. L'auteur révèle et enseigne sa propre méthode : le sophromagnétisme. Au-delà du soulagement des maux psychiques et physiques, le sophromagnétisme permet de se servir des énergies pour s'épanouir et rayonner. Cet ouvrage est un élément essentiel et indispensable à tous ceux qui pratiquent le magnétisme ou désirent le pratiquer. Ils y trouveront un instrument de réussite pour eux-mêmes et pour autrui : suppression du trac, du stress, des angoisses, des états dépressifs, établissement ou rétablissement de la confiance en soi, imposer sa personnalité, développer son influence et son charisme, etc. Mieux vivre et réussir, être capable d'apporter une aide ponctuelle, de transformer les relations familiales, professionnelles et sociales par l'harmonie de l'esprit et du corps, tel est l'enseignement de la méthode de Charly Samson."




Enfin, nous remercions chaleureusement Régis Dannhauser qui nous a tous séduits par son humanité, sa présence et son ouverture. Et bien sûr par l'amour et la bienveillance qui ont accompagné cette soirée.

dimanche 7 octobre 2018

L'accueil de l'autre



Voici un très beau texte que j'ai découvert récemment et qui m'a impressionnée. Il dit tout de nos comportements avec ceux que nous appelons les autres, l'autre. Il nous parle de nous, en tant qu'individu mais aussi en tant que pays. 
Ce texte est la post-face d'un livre de Stéphane Chaumet "Au bonheur des voiles". Dans ce livre, il nous parle de la Syrie dans les années 2000, donc avant la guerre civile. Toutes les rencontres qu'il avait fait à cette époque montrait bien toutes les fractures de ce pays.



L'hôte

L'hôte. Celui qui est accueilli, celui qui accueille. L'autre.
L'autre qui est accueilli, l'autre qui accueille. L'hôte, le même.
L'autre qui est moi qui entre. L'autre qui est moi qui reçois.
J'ouvre ma porte pour entrer par la porte de l'autre.
Même si les hôtes ne se comprennent pas, même si de l'autre ils ne peuvent pas tout accepter.
Les hôtes ne se nient pas, n'ont pas d'inimitié l'un pour l'autre. Ils échangent.
Celui qui ferme sa porte par peur de l'autre enferme sa peur avec lui.
Celui qui enferme sa peur sur lui crée son ennemi.
La peur de l'autre qui te ronge est ton ennemi, ta peur t'a fait mettre le visage de l'autre sur ton ennemi. Alors, avec cette peur qui empêche pleinement ta vie, ton ennemi devient le mal.
L'autre n'est plus l'hôte, n'est plus le différent, l'autre est la peur, le refus, l'autre est l'ennemi, l'autre est le mal. Et si l'autre est le mal, c'est que je suis sinon le bien, le mieux. Et pour l'autre, un autre mal. Et la frontière devient fracture. 
L'autre ne peut être mon ennemi que lorsque je lui refuse ma porte et brise la sienne. Quand je ne vois plus l'autre en moi. Quand je refuse d'être l'hôte.