dimanche 14 octobre 2018

Magnétisme : et la suite...



Nous avons passé une très agréable soirée jeudi dernier avec Régis Dannhauser. Il nous faisait découvrir le magnétisme.
Nous sommes sortis de la conférence pleins d'énergie et joyeux. L'air semblait plus léger et nous, plus tranquilles avec nous-mêmes.
J'étais venue intriguée par cette discipline qui semble mystérieuse : faut-il un don, pouvons-nous soigner nous aussi, nous soigner et comment intervient dans cette discipline la phrase de Régis Dannhauser qui introduisait sa conférence : Le magnétisme, outil de guérison par la connaissance de soi ?
Le magnétisme est une aptitude que nous possédons à transmettre l'énergie qui baigne l'univers.
Nous avons tous la possibilité de l'utiliser, elle est disponible pour nous tous. Régis Dannhauser nous en a fait faire l'expérience avec de petits exercices très simples, utilisant nos mains comme outils pour ressentir. Et nous avons tous eu des sensations diverses et plus ou moins intenses, mais bien présentes.
On peut l'utiliser comme outil de guérison de nos maux physiques mais aussi psychologiques. En comprenant l'origine de nos maladies d'origine émotionnelle, nous nous comprenons mieux et comprenons l'origine de nos émotions.
Nous devons être à l'écoute de nous-mêmes pour comprendre nos ressentis et savoir à quoi ils correspondent. Nous serons ainsi à même de détecter la réapparition des mêmes symptômes et de les faire disparaître petit à petit.
Grâce au magnétisme, nous pouvons prendre conscience de nos blocages, les comprendre pour ensuite les intégrer. 
Pour le magnétiseur, être dans la pleine conscience permet de valider le travail effectué. Et le soin qu'il prodigue passe par le corps, sans aucune intervention de la pensée. Le magnétiseur est le passeur de cette énergie qui peut nous guérir. 

Régis Dannhauser nous dit aussi que la pensée est créatrice. Se concentrer sur ce que nous voudrions voir arriver permet de se mettre dans les conditions qui le font advenir. Des exemples vécus nous en ont montré la pertinence. 
Il nous a bien rappelé son éthique dans la pratique du magnétisme et nous a dévoilé le secret de tout : l'amour. En travaillant dans l'amour, les choses évoluent harmonieusement et il n'est nullement besoin de violence, quelle qu'elle soit.
Il nous a également expliqué comment il pouvait intervenir sur des habitations pour remettre les énergies en ordre et débarrasser les habitants des problèmes qui pouvaient  les perturber.

Tout ceci nous a tellement intéressé qu'il nous a proposé de faire un atelier dans notre local pour découvrir un peu mieux cette énergie et sentir comment l'utiliser. Nous avons accepté la proposition avec enthousiasme et nous vous proposerons cet atelier sans doute en début 2019.




Tout au long de sa conférence, Régis Dannhauser nous a évoqué ses maîtres et inspirateurs pour sa pratique. Voici par exemple la présentation d'un livre que Régis Dannhauser nous a recommandé. Elle explique une partie de sa démarche.

"Magnétiser, c'est offrir aux autres une force vitale que le magnétiseur doit posséder, maîtriser et développer. Charly Samson indique comment utiliser les mains par les passes, les impositions, le toucher, comment utiliser le regard, le souffle et la voix, comment maîtriser et développer la force de la pensée et de la visualisation. L'auteur révèle et enseigne sa propre méthode : le sophromagnétisme. Au-delà du soulagement des maux psychiques et physiques, le sophromagnétisme permet de se servir des énergies pour s'épanouir et rayonner. Cet ouvrage est un élément essentiel et indispensable à tous ceux qui pratiquent le magnétisme ou désirent le pratiquer. Ils y trouveront un instrument de réussite pour eux-mêmes et pour autrui : suppression du trac, du stress, des angoisses, des états dépressifs, établissement ou rétablissement de la confiance en soi, imposer sa personnalité, développer son influence et son charisme, etc. Mieux vivre et réussir, être capable d'apporter une aide ponctuelle, de transformer les relations familiales, professionnelles et sociales par l'harmonie de l'esprit et du corps, tel est l'enseignement de la méthode de Charly Samson."




Enfin, nous remercions chaleureusement Régis Dannhauser qui nous a tous séduits par son humanité, sa présence et son ouverture. Et bien sûr par l'amour et la bienveillance qui ont accompagné cette soirée.

dimanche 7 octobre 2018

L'accueil de l'autre



Voici un très beau texte que j'ai découvert récemment et qui m'a impressionnée. Il dit tout de nos comportements avec ceux que nous appelons les autres, l'autre. Il nous parle de nous, en tant qu'individu mais aussi en tant que pays. 
Ce texte est la post-face d'un livre de Stéphane Chaumet "Au bonheur des voiles". Dans ce livre, il nous parle de la Syrie dans les années 2000, donc avant la guerre civile. Toutes les rencontres qu'il avait fait à cette époque montrait bien toutes les fractures de ce pays.



L'hôte

L'hôte. Celui qui est accueilli, celui qui accueille. L'autre.
L'autre qui est accueilli, l'autre qui accueille. L'hôte, le même.
L'autre qui est moi qui entre. L'autre qui est moi qui reçois.
J'ouvre ma porte pour entrer par la porte de l'autre.
Même si les hôtes ne se comprennent pas, même si de l'autre ils ne peuvent pas tout accepter.
Les hôtes ne se nient pas, n'ont pas d'inimitié l'un pour l'autre. Ils échangent.
Celui qui ferme sa porte par peur de l'autre enferme sa peur avec lui.
Celui qui enferme sa peur sur lui crée son ennemi.
La peur de l'autre qui te ronge est ton ennemi, ta peur t'a fait mettre le visage de l'autre sur ton ennemi. Alors, avec cette peur qui empêche pleinement ta vie, ton ennemi devient le mal.
L'autre n'est plus l'hôte, n'est plus le différent, l'autre est la peur, le refus, l'autre est l'ennemi, l'autre est le mal. Et si l'autre est le mal, c'est que je suis sinon le bien, le mieux. Et pour l'autre, un autre mal. Et la frontière devient fracture. 
L'autre ne peut être mon ennemi que lorsque je lui refuse ma porte et brise la sienne. Quand je ne vois plus l'autre en moi. Quand je refuse d'être l'hôte.



dimanche 30 septembre 2018

Une autre vie



J'ai déjà posté ici un poème de Borges sur la vieillesse. En voici un autre, qui m'a fait voyager et rêver, imaginer une vie plus légère et plus simple, où l'on n'est poursuivi par aucun dictat ni interdiction... Ce n'est qu'un rêve, un rêve qui passe et disparaît comme l'instant où je l'ai lu. Et les regrets que semblent évoquer la dernière phrase ne sont là que pour nous inciter à bouger.



Instants
Si je pouvais de nouveau vivre ma vie,
dans la prochaine je tâcherais de commettre plus d’erreurs.
Je ne chercherais pas à être aussi parfait, je me relaxerais plus.
Je serais plus bête que je ne l’ai été,
en fait je prendrais très peu de choses au sérieux.
Je mènerais une vie moins hygiénique.
Je courrais plus de risques,
je voyagerais plus,
je contemplerais plus de crépuscules,
j’escaladerais plus de montagnes, je nagerais dans plus de rivières.
J’irais dans plus de lieux où je ne suis jamais allé,
je mangerais plus de crèmes glacées et moins de fèves,
j’aurais plus de problèmes réels et moins d’imaginaires.
J’ai été, moi, l’une de ces personnes qui vivent sagement
et pleinement chaque minute de leur vie ;
bien sûr, j’ai eu des moments de joie.
Mais si je pouvais revenir en arrière, j’essaierais
de n’avoir que de bons moments.

Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est de cela qu’est faite la vie,
seulement de moments ; ne laisse pas le présent t’échapper.
J’étais, moi, de ceux qui jamais
ne se déplacent sans un thermomètre,
un bol d’eau chaude,
un parapluie et un parachute ;
si je pouvais revivre ma vie, je voyagerais plus léger.
Si je pouvais revivre ma vie
je commencerais d’aller pieds nus au début
du printemps
et pieds nus je continuerais jusqu’au bout de l’automne.
Je ferais plus de tours de manège,
je contemplerais plus d’aurores,
et je jouerais avec plus d’enfants,
si j’avais encore une fois la vie devant moi.
Mais voyez-vous, j’ai 85 ans…
et je sais que je me meurs.
Jorge Luis Borges



     

Illustrations : Ito Jakuchu (ce peintre japonais du XVIIIe siècle est exposé cet automne au Petit Palais à Paris).

dimanche 23 septembre 2018

Magnétisme

Comme je vous l'avais annoncé, nous organisons le 11 octobre une conférence sur le magnétisme.
Notre intervenant sera Régis Dannhauser qui exerce dans les environs de Grenoble.
Nous sommes très intéressés par ce qu'il aura à nous dire et par le sujet qu'il va aborder.
En effet, le magnétisme utilise comme les médecines traditionnelles chinoises l'énergie vitale qui circule en nous et tout autour de nous. Le magnétisme est une connaissance ancestrale de cette énergie, utilisée souvent instinctivement. Nous pouvons nous aussi apprendre à la connaître, et découvrir comment ranimer en nous une énergie positive  lorsqu'elle est déséquilibrée ou circule mal. C'est donc à une connaissance de nous-mêmes qu'elle nous convie. 
Ce que nous propose Régis Dannhauser :



« Le Magnétisme, outil de guérison 

          par la connaissance de Soi »

 "Le magnétisme est avant tout une écoute de soi. 
Cette écoute m'ouvre à mon ressenti, à mes intuitions. Je découvre les énergies qui me traversent, mes émotions, celles des autres, leurs interactions dans ma Vie, comment agir consciemment au lieu de ré-agir, ce qui m'ouvre à mon plein épanouissement. "

Voici comment il se présente :

Régis Dannhauser est responsable technique, magnétiseur, co-fondateur de l'Association Magnétisme Energies (www.asso-ame.fr), en formation depuis 12 ans avec Marie-France O'Leary (www.art-nomade.org).



Si ce sujet vous questionne comme nous, nous vous convions à cette conférence le 11 octobre à 20h30  au Centre d'astrologie, 21, rue Expilly  38 000 Grenoble. 

Tarif : 8 € pour nos adhérents et 10 € pour les non adhérents

Vous pouvez vous inscrire par mail sur : assoc.altair@gmail.com


dimanche 16 septembre 2018

Réflexions cycliques

Tout est parti du titre de la conférence d'astrologie mondiale de Sylvie Lafuente Sampietro pour 2018 qui m'est revenue en mémoire lorsque nous avons préparé la conférence pour 2019.
Ce titre, le voici : "Lâcher prise au passé pour construire l'avenir." C'était le défi de l'humanité pour cette année 2018. 




Comment interpréter le lâcher prise au passé ? 
Sur psychologies.com, j'ai trouvé des éléments sur le lâcher prise individuel. Ces mots peuvent très bien s'adapter à l'humanité pour peu qu'on les entende bien : d'ailleurs, Sylvie Lafuente passe souvent dans ses conférences des défis pour l'humanité à ce qui nous attend individuellement. 
"Au commencement de toute "prise" se trouve l’ego, une conviction, un ressenti dont tout découle. Moi, Pierre ou Paul, j’existe indépendamment du tout, séparé, seul face à l’autre...
Le lâcher-prise ne sous-entend en rien une négation de l’individualité. Pierre reste Pierre, Paul demeure Paul. Simplement, la partie se reconnaît comme expression du tout, la vague se sait forme du grand océan et, du même coup, reconnaît les autres vagues comme autant d’expressions de ce qu’elle-même est au plus profond. Par un apparent paradoxe, l’autre à la fois disparaît – nul ne peut plus m’être essentiellement étranger – et se trouve comme jamais reconnu dans sa différence existentielle. Le moi séparé cesse d’être l’étalon, la mesure de toute chose. Il n’y a plus de moi pour exiger de l’autre qu’il se conforme à mes critères. Le lâcher-prise se produit dès lors que le moi accepte de l’autre, de tout autre, qu’il soit autre."




Et quel intérêt de ressasser le passé ?
"Quoi que mon mental prétende, je me trouve là où sont mes pieds. Si je pense au passé ou au futur, c’est toujours maintenant. Passé, futur, ailleurs n’existent qu’en tant que pensées surgissant ici et maintenant.
Cette pratique n’exclut en rien l’aptitude à prévoir, à organiser ni ne nous dispense de nos responsabilités. L’attitude d’ouverture inconditionnelle à l’instant ne conduit nullement à baisser les bras, à tolérer l’intolérable. Le lâcher-prise, dans l’immédiateté, est totalement compatible avec l’action dans la durée. Le lâcher-prise n’est pas se résigner mais être conscient de ses limites...
 Lâcher prise, c’est aussi cesser d’aborder l’existence avec une mentalité d’"assuré tous risques". Quelle que puisse être la prétention du moi à contrôler l’avenir, la vie n’est pas une mutuelle et n’offre aucune garantie. " Gilles Farcet dans Psychologies.com




Nous voici donc, nous les hommes,  à un moment où nous devons accepter que l'autre  est autre et que nous ne pouvons exiger de lui qu'il se conforme à nos critères. Et pour construire l'avenir, nous ne devons pas ressasser le passé, mais être conscients de nos limites en sachant que nous ne pouvons contrôler l'avenir. Et donc que nous n'avons aucune garantie de sécurité pour les années à venir.
Ces thématiques sont très présentes dans notre monde aujourd'hui : reconnaître l'autre, passer d'un ancien monde vers un nouveau, préparer l'avenir sans pouvoir donner de certitudes... 
Le programme est donc chargé pour l'humanité ! Aussi ne suis-je pas étonnée que le programme pour 2019 ressemble à celui de 2018 : "Conclure le passé et impulser le futur.".
Cependant, nous sommes à la fin de trois cycles très importants au niveau mondial. 2019 sera l'occasion de les conclure en en tirant les leçons. Il est très important de laisser les cycles, les projets, les histoires, se conclure. Comment pouvons-nous avancer si nous ne tirons pas les enseignements de ce que nous avons vécu ?
Puis en 2020, les nouveaux cycles prendront leur forme petit à petit, nous aurons eu le temps de nous y préparer en 2018 et 2019. L'impulsion nouvelle pourra alors être donnée. Cette possibilité de renouveau s'appliquera particulièrement à l'Europe.
« Acceptez la vie comme elle vient. La voie la plus sûre pour découvrir la vérité est de ne plus résister à ce qui se présente. » Jean Klein

Et pour terminer en poésie, un haïku de Bashô:


Ce chemin -
Seule la pénombre d'automne
L'emprunte encore.



Les oeuvres de Zao Wou-ki illustrent cet article

Ce texte est une interprétation personnelle et libre des enjeux de l'astrologie mondiale à partir du titre de la conférence de Sylvie Lafuente Sampietro. Je vous indiquerai bientôt ici la vision de Sylvie Lafuente Sampietro.

dimanche 9 septembre 2018

Chacun fait sa part

Chacun participe à une oeuvre plus grande que lui. On peut ne rien voir, ne pas vouloir le voir et se sentir accablé ou tout simplement être fier d'y participer.
Quelle valeur attribuons-nous à notre travail ? Devons-nous accepter notre vie telle une mission qui nous serait attribuée ?
Voici un conte pour illustrer ceci, raconté par Henri Gougaud mais il est en général attribué à Charles Péguy. 



Les trois casseurs de cailloux.

     Un pèlerin, un soir d'été, parvint sur un chantier de ville peuplé d'ouvriers poussiéreux occupés à mille besognes de bois lourd, de forges sonnantes, de meules et de pierres taillées. Il fit halte au bord de la route où des hommes au torse luisant fracassaient à grands coups de masse, ça et là, des quartiers de rocs. L'un d'eux semblait exténué.
_ Dur labeur, dit le pèlerin.
_ Épuisant, lui répondit l'autre, abrutissant et sans espoir. De l'aube au soir, casser des pierres, est-ce une vie ? Non, c'est l'enfer. Vivement la mort, que je dorme !
     Un compagnon, à quelques pas, essuya son front ruisselant. Le pèlerin lui vint devant.
_ Votre misère me fait peine, lui dit-il. Je m'en souviendrai. Sur le tombeau du bon saint Jacques je prierai pour vous, c'est promis.
     Le gars désigna l'épuisé.
_ Priez surtout pour ce pauvre homme. Moi, grâce à Dieu, je tiens le coup. C'est que j'ai trois enfants petits et une femme qui s'escrime à les élever comme il faut. J'ai besoin de forces. Ils m'en donnent. Si je trime ainsi, c'est pour eux.
     A l'écart parmi les cailloux, les geignements, les coups de masse, naquit soudain une chanson.
_ Voilà le fou qui se réveille, dit le jeune père, en riant.
     Le pèlerin tourna la tête et découvrit un grand luron apparemment infatigable. Il cognait d'un cœur si vaillant qu'il faisait voler des éclats jusque dans ses cheveux frisés.
_ Quel entrain ! dit le pèlerin. Il me semble pourtant malingre. Où puise-t-il donc sa vigueur ?
_ Je n'en sais rien, répondit l'autre. Allez lui poser la question.
     Dix pas plus loin :
_ Holà, bonhomme, calme-toi, tu vas t'effondrer !
_ Je sais bien ce que vous pensez, répondit le joyeux gaillard. Que je suis idiot.Peu m'importe. Je casse des cailloux, c'est vrai. C'est fatigant. C'est mal payé. Mais ma force est là, dans l'étoile que je me suis plantée au front. Je ne suis pas un simple esclave.
     Et cognant son torse du poing :
_ Je bâtis une ville, moi !


dimanche 2 septembre 2018

Création

"J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."nous dit Rimbaud dans Une saison en enfer.




Cette question de la création est passionnante. D'où provient-elle ? Comment la susciter ?
J'ai retrouvé des paroles de Fabienne Verdier. Elle fut élève des maîtres chinois dans l'art de la calligraphie pendant dix ans, elle a depuis trouvé sa voie personnelle. Son cheminement mérite d'être suivi. Même si cette alchimie de la création des œuvres ne peut être expliquée, nous pouvons au moins écouter ce que les créateurs ont à nous dire pour expliquer le processus qui les conduit vers l'expression de l'inexprimable !




Le maître chinois de Fabienne Verdier lui a donné ces conseils :

"Recherche sans cesse et sans répit le singulier, l'insolite, détruis les frontières ou catégories esthétiques forgées par nos cultures et n'aie pas peur de paraître parfois folle ou excentrique. il s'agit de retrouver les mille et une manifestations de la nature des choses...
Il faut apprendre, puis oublier ce qu'on a appris, retrouver le naturel jusqu'à parvenir à créer sans effort. Cela paraît simple mais, en fait, il est très difficile de retrouver sa véritable nature (...), les modes nous façonnent à notre insu.
Nourris ton esprit, pas seulement de connaissances livresques comme tant de gens, mais de la réalité qui t'entoure, de tes songes aussi - entraîne-toi à rêver...
La plus haute qualité de l'esprit est de produire des intuitions. Arrête de cogiter, d'essayer de comprendre : oublie, oublie, et ton esprit comprendra "subitement" pour toi.
(...) La rythme est capital en musique mais aussi dans les autres arts, comme l'art de vivre. Sans rythme, il n'y a pas d'art." Fabienne Verdier rapportant les paroles de son maître chinois




Elle-même tente de nous expliquer son cheminement vers l'élaboration de son oeuvre :
"Comment saisir l'insaisissable ? Comment traduire l'intraduisible ? Entre les théories et l'éveil réel aux mystères du vivant, l'apprentissage est si long qu'on a peine à y croire.

Il devenait nécessaire d'oublier le temps, de s'oublier soi-même ainsi que toutes pensées, opinions et cultures acquises. Le non-être apparent touche en quelque sorte à l'illimité de l'être. L'esprit libre devient alors fluide et mobile.
Au gré du souffle du pinceau je vais donc m'attacher à explorer le mystère végétal, le génie propre à chaque être : la pudeur discrète d'un brin d'herbe.
Goûter à l'émerveillement de ce qui est, de ce qui devient, comprendre les forces qui façonnent...
Au fond, la peinture comme la calligraphie est une pratique solitaire, un don de soi, un chemin assez semblable à celui des moines, qui résulte souvent d'une ascèse et de silence.
Je m'intéresse à l'insaisissable, l'inexprimable, l'indicible, à l'essence de la réalité dans toutes ses manifestations."
Fabienne Verdier





Cette voie solitaire ressemble effectivement beaucoup  à celle des hommes en quête de spiritualité et d'abandon de soi pour retrouver l'essence de l'univers. Fabienne Verdier tente de restituer  grâce au rythme de sa peinture le souffle de l'univers. 
Sur ce sujet, elle confie (à Aliette Armel dans la revue Ultreïa): 
"J'ai trouvé chez Gilles Deleuze une phrase qui évoque le point où j'en suis aujourd'hui : "En art, et en peinture comme en musique il ne s'agit pas de reproduire ou d'inventer des formes, mais de capter des forces.(...) La célèbre formule de Klee "non pas rendre le visible, mais rendre visible" ne signifie pas autre chose. La tâche de la peinture est définie comme la tentative de rendre visibles des forces qui ne le sont pas."

dimanche 26 août 2018

Voici venir l'automne

Nous sommes encore en été mais déjà nous pensons à l'automne.
Nous préparons le programme que nous allons vous proposer en cette fin d'année.
En voici les principaux moments.





Le 21 septembre, nous prévoyons une soirée étoilée. En espérant, bien sûr, que la météo soit avec nous, mais en septembre, nous aurons sûrement un ciel clair ! La soirée promet d'être très belle car nous verrons les constellations d'automne mais également plusieurs planètes qui ne sont pas toujours visibles lors de ces soirées : Vénus, Jupiter, Saturne et Mars. Nous irons en Chartreuse, au-dessus du col de la Placette, là où la pollution lumineuse se fait moins sentir.
Pour vous inscrire, adressez-nous un mail à : assoc.altair@gmail.com.



Le 11 octobre, c'est à une conférence sur le magnétisme que nous vous convions. Nous avons proposé à Régis Dannhauser de nous faire partager sa passion. Il nous invite à être à l'écoute de soi pour agir dans notre vie et trouver l'épanouissement.
La soirée débutera à 20h30 au local d'astrologie.



Sylvie Lafuente Sampietro nous donne rendez-vous ensuite pour notre rendez-vous rituel de fin d'année : la conférence d'astrologie mondiale. Nous verrons les tensions, les opportunités, les enjeux de l'année 2019.
Voici le titre de la conférence, que Sylvie nous a dévoilé cette semaine : "Conclure le passé et impulser le futur". Elle nous expliquera comment réaliser ce programme.
Nous vous convions pour cette soirée à la maison du tourisme de Grenoble.



J'aurai l'occasion de détailler ce programme au fur et à mesure du trimestre. J'espère qu'il vous intéressera et que nous serons nombreux à participer à ces activités.

Pour conclure, et tandis que nous sommes encore en été je vous livre cette pensée qui, je trouve, prend particulièrement sa place en cette saison, lorsque nous avons l'occasion de choisir, même pour peu de temps, un lieu qui nous correspond :

"Voulons-nous être de cette race superbe, indifférente aux kermesses frénétiques, aux engouements versatiles des foules, aux modes et à tous les faux dieux ? L'intelligence et le courage, ces vertus veuves, sont à réinventer. Pour moi, il s'agit de trouver une île, face à la plage où viennent mourir les rumeurs d'un siècle surchauffé. Mais qui d'entre nous n'a jamais cherché cette lande isolée, ce rocher connu de lui seul, où rien de ce qui se trouve sur la terre ferme ne pourrait l'atteindre ?"
Gilbert Ganne



Pour vous inscrire à nos activités, envoyez un mail à : assoc.altair@gmail.com.

dimanche 19 août 2018

Été sans fin ?



Non, l'été n'est pas sans fin, l'automne va arriver et nous pourrons reprendre le fil de nos découvertes. Nous vous préparons un beau programme dont vous aurez la primeur la semaine prochaine.
Nous espérons que l'été fut pour vous l'occasion de nouvelles aventures et découvertes.
Pour moi ce fut un été  très  chaud... Avec de beaux moments près de la nature, ou même à Paris, des moments plus difficiles à gérer lorsqu'en revenant chez moi, j'ai trouvé la maison devalisée. Mais aussi des moments de patience quand la canicule me maintenait enfermée les après-midi. Ce sont aussi de beaux moments de lecture et de découverte. Le bonheur de la lecture est splendide : j'y trouve toujours des occasions de mettre mon humeur au diapason du livre en cours. Un été  plein de surprises, et de belles rencontres.




Pour rester près de la nature, je vous propose d'écouter encore une fois la voix de l'herbe et des forêts grâce à Jacques Lacarrière :

"Je voudrais dire le pollen du monde, le plaisir de butiner chaque jour  des sucs et des parfums nouveaux, de se tapir sans devoir la moindre prière dans le Saint des saints des corolles pour écouter le "qu'en dira-t-on" des buissons. 
Celui qui ne sait quitter sa maison, celui-là sera condamné à la réclusion des enclos. A l'indécouverte des seuils et des chemins. A l'ignorance des vents. A l'absence des sillages."




Il est bon aussi de se retrouver après les chemins de l'été !

dimanche 8 juillet 2018

Bel été

Une pause pour prendre un autre rythme, partir, revenir, renouveler ses idées et ouvrir de nouvelles portes... Et voir ce qui vient avec la chaleur et le temps des vacances.




Pour se retrouver en septembre, peut-être avant, et reprendre le fil de nos découvertes et de la recherche des mots qui nous parlent.

Nous aurons cet automne un programme qui nous invitera au-delà des mots à nous retrouver pour partager ces beaux moments que nous aimons programmer à votre intention, et que nous sommes aussi heureux de vivre.




Pour partir explorer la nature, voici des mots qui nous parlent des plantes, les plantes qui peuvent nous inspirer des leçons de vie.

"Les plantes voyagent. les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent." Gilles Clément)

"Savez-vous que les arbres parlent entre eux, et ils vous parleront si vous savez les écouter. Mais les Blancs n'écoutent déjà pas les indiens..." (Chef Tatanka Mani)




"Aimer un Papou, un enfant ou son voisin, rien que de très facile ! Mais une éponge! Un lichen ! Une de ces petites plantes que le vent malmène ! Voilà l'ardu : éprouver une infinie tendresse pour la fourmi qui restaure sa cité." (Sylvian Tesson -  Dans les forêts de Sibérie)



Je vous souhaite un bel été !

dimanche 1 juillet 2018

Le serpent et l'oiseau

Voici une légende, la légende de la création du Wu-Tang-Pai, le style de la main souple, qui deviendra le Tai Chi Chuan, art martial chinois que je pratique depuis quelques années Je me devais de vous livrer cette légende avant de nous séparer pour l'été.




Chang San Fong, le Maître des trois Pics, avait une haute stature, un corps élancé et une constitution robuste  qui lui donnaient un air redoutable. Son visage, à la fois rond et carré, était orné d'une barbe hérissée comme une forêt de hallebardes. Un chignon épais trônait au sommet de son crâne. Si son allure était impressionnante, son regard exprimait cependant une douce tranquillité, avec une lueur de bonté.
Il portait été comme hiver la même tunique fabriquée dans une seule pièce de bambous  tressés et il tenait le plus souvent un chasse-mouches fait d'une crinière de cheval.
Assoiffé de connaissance, il passa la plus grande partie de sa vie à pérégriner sur les pentes des monts Sen-Tchouan, Chansi et Houe-Pe. Il visita aussi les hauts-lieux du taoïsme, allant d'un monastère à l'autre, séjournant dans des sanctuaires et des temples que les pentes escarpées de la montagne rendaient difficilement accessibles. Il fut très tôt initié par les Maîtres Taoïstes à la pratique de la méditation. Partout où il passait il étudiait les livres sacrés et il interrogeait sans relâche sur les mystères de l'Univers.












Un jour, alors qu'il méditait déjà en silence depuis des heures, il entendit un chant merveilleux, surnaturel... Observant autour de lui, il aperçut sur la branche d'un arbre un oiseau qui fixait attentivement le sol. Au pied de l'arbre un serpent dressait sa tête vers le ciel. Les regards de l'oiseau et du reptile se rencontraient, s'affrontaient... Soudain, l'oiseau fondit sur le serpent en poussant des cris perçants et entreprit de l'attaquer avec de furieux coups de patte et de bec. Le serpent, ondulant et fluide, esquiva habilement de violentes attaques de son agresseur. Ce dernier, épuisé par ses efforts inefficaces, regagna sa branche pour reprendre des forces. Puis il repartit à l'assaut. Le serpent continua sa danse circulaire qui se mua peu à peu en une spirale d'énergie bouillonnante, insaisissable.





La légende nous dit que Chang San Fong s'inspira de cette vision pour fonder le Wu-Tang-Pai, le style de la "main souple", qui, façonné par des générations de taoïstes, devint le Taï Chi Chuan. C'est pourquoi les mouvements du Taï-Chi n'ont ni début ni fin. Ils se déroulent souplement comme le fil d'un cocon et ils s'écoulent sans interruption comme le fleuve Yang-Tsé. (légende tirée des Contes et légendes des arts martiaux de Chine et du Japon).



dimanche 24 juin 2018

Expérience intérieure

Une expérience intérieure magnifique décrite par Jean de la Croix, expérience qui l'a mené de l'obscurité à la lumière. Un très beau poème sur l'abandon à cette lumière qui jaillit soudain de l'obscurité et de la peur.





"Chansons de l'âme
qui se réjouit d'avoir atteint
le haut état de perfection,
qui est l'union avec Dieu,
par le chemin de la négation spirituelle

Dans une nuit obscure
par un désir d'amour tout embrasée
oh joyeuse aventure
dehors je me suis glissée
quand ma maison fut enfin apaisée

Dans cette nuit de joie
secrètement car nul ne me voyait
ni mes yeux rien qui soit
sans lumière j'allais
autre que celle en mon cœur qui brûlait

Et elle me guidait
plus sûr que la lumière de midi
au lieu où m'attendait
moi je savais bien qui
en un pays où nul ne paraissait



Oh nuit qui as conduit
nuit plus aimable que l'aube levée
oh nuit qui as uni
l'ami avec l'aimée
l'aimée en ami même transformée

Contre mon sein fleuri
qui tout entier pour lui seul se gardait
il resta endormi
moi je le caressais
de l'éventail de cèdres l'air venait

Du haut du créneau l'air 
quand sous mes doigts ses cheveux s'écartaient
avec sa main légère
à mon cou me blessait
et chacun de mes sens me ravissait

En paix je m'oubliai,
j'inclinai le visage sur l'ami
tout cessa je cédai
délaissant mon souci
entre les fleurs des lis parmi l'oubli."




dimanche 17 juin 2018

Serendipité


Voici un mot un peu incongru et qui m'a interpellée. je l'avais déjà croisé lors d'une ou deux lectures et je l'ai retrouvé à plusieurs reprises dans un livre très intéressant sorti récemment : Savoir, penser, rêver, dans lequel des scientifiques nous racontent leur parcours et ce qui fait leur passion pour leurs recherches.




Je reprends le passage écrit par Hubert Reeves sur le sujet :
"Un conte persan, Voyages et aventures des trois princes  de Serendip, narre les exploits de trois frères, dont la force est de toujours tirer parti des circonstances et des événements hasardeux qui les détournent de leur mission. La science, amatrice d'histoires extraordinaires, en a fait une vertu : la serendipité, aptitude à faire "par hasard", lors d'une recherche, une découverte inattendue."
"Les exemples de serendipité ne manquent pas dans l'histoire des sciences. Tout le monde connait la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming ou celle du four à micro-ondes par des militaires d'un laboratoire britannique. Le premier ouvrit de grands yeux  en désinfectant ses boîtes de Pétri accidentellement contaminées.  Les seconds, qui travaillaient sur un appareil capable, à l'aide d'ondes ultra-courtes, de détecter les appareils en vol, furent surpris de constater qu'ils se brûlaient les doigts quand ils touchaient les parties en bois de l'appareil, et non ses parties métalliques_ la raison en est simple : sous l'effet desdites ondes, les molécules d'eau qu'on trouve dans le bois (ou dans la nourriture) vibrent et produisent de la chaleur.
L'invention du velcro est un autre merveilleux exemple de serendipité : l'idée est venue à un ingénieur suisse qui eut le "malheur", un jour, de rentrer chez lui avec plein de petits fruits de bardane accrochés à ses vêtements..."
En fait, nous sommes tous concernés par la serendipité : nous cherchons quelque chose sur Internet, on navigue de lien en lien, et bientôt on trouve ce qu'on ne cherchait pas et qui s'avère plus intéressant que ce qu'on cherchait.




Mais que raconte le conte persan à l'origine de ce nom ?
"Giafer, philosophe-roi de Serendip, ancien nom de l'île de Ceylan, avait trois fils. Pour parfaire leur éducation, il les envoie explorer le monde. Sur les terres de l'empereur Behram, ils rencontrent un chamelier qui leur demande si, par hasard, ils n'ont pas vu un de ses chameaux égarés. "N'est-il pas borgne et boîteux ? Ne lui manque-t-il pas une dent ? Ne transporte -t-il pas d'un côté du miel et de l'autre du beurre ? ". Le chamelier est abasourdi. En réalité, les princes n'ont pas vu la bête, mais interprété avec subtilité certains indices et par raisonnement , conclu que le chameau était le chameau recherché ; l'herbe était rongée d'un seul côté du sentier, des bouchées à demi-mâchées, de la largeur d'une dent, jonchaient le sol , des fourmis, aimant le gras, s'étaient agglutinées sur le bord droit de la route, alors que, sur le côté gauche, voletaient des mouches, amatrices de miel...
Ce conte oriental a été traduit du persan en français, par le chevalier de Mailly en 1719. 
Mais ce n'est pas la véritable origine de ce terme, dont on trouve plusieurs variantes dans des traditions diverses et même dans le Zadig de Voltaire.Le mot serendipité a été créé en 1754 par l'écrivain anglais Horace Walpole, dans une lettre à un lointain cousin. Il y fait référence aux princes de Serendip, et utilise le terme de "serendipity" pour désigner la faculté de "découvrir par hasard et sagacité, des choses qu'on ne cherchait pas."



Pour compliquer encore un peu, le terme ne se limite pas aux cas de découvertes accidentelles. La découverte implique "l'art de l'interprétation des traces et des signes", la synergie entre humanités, arts et sciences, la disponibilité de l'esprit à accueillir ce qui le surprend et le déroute. Ce que nous pouvons tous cultiver en étant ouverts et positifs.
Voilà qui nous entraîne bien loin, mais l'étrangeté de ce mot ne nécessite-t-elle pas quelques recherches ?





samedi 9 juin 2018

La vie heureuse



Aujourd'hui, nous partons avec Sénèque le stoïcien à la découverte de la vie heureuse. Ou plutôt une petite partie de la vie heureuse, puisque je ne cite ici que le tout début du livre où Sénèque nous invite à ne point suivre le troupeau et à nous diriger vers le but de notre désir personnel tout en étant lucides sur ce qui peut arriver que nous devons apprendre à accepter. 
Voilà un texte passionnant car il nous interroge sur les problèmes actuels que sont le changement du monde, l'accomplissement personnel, la pleine conscience et bien sûr le bonheur. 




"Tout le monde veut une vie heureuse, mais lorsqu'il s'agit de voir clairement ce qui la rend telle, c'est le plein brouillard. Aussi n'est-ce point facile d'atteindre la vie heureuse. On s'en éloigne d'autant plus qu'on s'y porte avec plus d'ardeur, quand on s'est trompé de chemin. Que celui-ci nous conduise en sens contraire et notre élan même augmente avec la distance.
Il faut donc tout d'abord bien poser ce qu'est l'objet de notre désir, puis examiner avec soin comment nous pourrions nous diriger le plus rapidement vers lui. Si la voie est droite, nous nous rendons compte pendant le voyage-même, des progrès faits chaque jour et de notre approche d'un but vers lequel nous pousse notre désir naturel. Aussi longtemps que nous errons ça et là sans guide, obéissant à des cris discordants d'hommes qui nous appellent en des sens opposés, nous usons une vie que nos égarements rendent brève, même si nous travaillons de jour et de nuit à cultiver le bien. Aussi, déterminons le but où nous tendons et la voie par où nous diriger.
Ne le faisons pas sans un homme expérimenté qui connaisse bien le chemin dans lequel nous avançons. A la vérité, la situation n'est pas ici la même que dans les autres voyages. 
Ailleurs, il y a une route connue, on interroge les habitants, ils ne nous laissent pas nous égarer. mais ici, la voie la mieux frayée, la plus fréquentée est aussi la plus trompeuse.




C'est pourquoi la chose à faire en tout premier lieu est de ne pas suivre à la façon du bétail le troupeau des gens qui nous précèdent. Ce serait alors s'acheminer non où il faut aller mais où va la multitude.  Du reste, rien ne nous engage dans de plus grands maux que de nous conformer à la voix publique, en poussant le mieux comme lié à l'assentiment du grand nombre, si bien que nous vivons, par suite des multiples exemples qui se présentent à nous, non point selon la raison, mais selon l'image d'autrui. De là résulte cet amoncellement considérable de gens qui s'écroulent les uns sur les autres." 




En conclusion, et en forme de clin d’œil  pour les amateurs d'astrologie et les autres, je dirais que notre thème natal peut être ce guide qui nous aide à suivre notre chemin personnel et qu'après avoir construit notre personnalité sous le regard de Saturne, nous pouvons nous faire un allié d'Uranus pour trouver notre façon originale d'exister dans le monde. L'astrologie nous évitera de nous égarer ou de retomber sans cesse dans les mêmes impasses au cours de notre vie, ou de nous faire dévorer par le loup comme la chèvre de Monsieur Seguin, illustrée ici.



Illustrations : La chèvre de Monsieur Seguin de François Place