dimanche 20 mars 2016

Printemps

Célébrons le printemps ! Le voici de retour et avec lui, le jaillissement de la vie.


"Chaque année, un jour de printemps, en pénétrant dans le jardin, je ressens le même choc, la même stupéfaction.
Chaque année, c’est le même émerveillement devant les bourgeons qui éclatent et commencent à éclore ; devant les débuts de feuilles, cette dentelle verte qui décore les branches et tremble sous la brise.
Une fois encore, les jours vont s’allonger ; la lumière et la chaleur revenir. Les feuilles se former, puis les fleurs et les graines. Animaux et végétaux vont exploser de vie et de croissance.
Indifférente aux affaires des hommes, la grande machine de l’univers continue de tourner, inexorable.
Plus que l’océan et les tempêtes, plus que la montagne et ses glaciers, plus que la voûte céleste et ses galaxies, c’est ce petit frisson vert, qui parcourt les arbres et vous surprend un matin de printemps, qui me donne, avec la force de l’évidence, l’impression d’assister au spectacle grandiose qui, depuis quelque douze milliards d’années, agite la grande scène de l’univers."
François Jacob. La souris, la mouche et l’homme




Et les poètes ne sont pas en reste ! 

"Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau.

    Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau !

    Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau."

Charles d'Orléans



  

Et quoi qu'on fasse, il vient, inexorablement.

"Immobile, assis sans rien faire, le printemps vient, l'herbe pousse."

Proverbe chinois



dimanche 13 mars 2016

Soleil sur les murs du collège





La visite de l'horloge solaire de Stendhal fut une nouvelle fois une belle expérience.
Nous en sommes ressortis émerveillés par la richesse de cette oeuvre, par sa beauté et par le témoignage d'un travail considérable qui nous parvient de nos ancêtres.
Nous ne pouvons qu'être admiratifs devant ce magnifique ouvrage.
Nous n'avons plus l'habitude de faire ces calculs compliqués pour obtenir l'heure, le jour, les positions du soleil et de la lune tout au long de l'année. Les machines le font à notre place et lorsque nous découvrons la complexité de ces calculs, nous sommes vraiment étonnés.
Et de plus, ici, les calculs ont été concrétisés par une oeuvre artistique sans équivalent. Pourtant, à cette époque, des horloges mécaniques existaient, le père Bonfa a créé cette horloge solaire pour ses étudiants mais aussi pour montrer au monde cette connaissance des pères jésuites.
Il est bien difficile de transmettre notre enthousiasme, nous ne pouvons que vous encourager si vous ne la connaissez pas, à venir la voir et l'admirer.




Lorsqu'au cours de notre visite, un rayon de soleil est venu éclairer les murs, nous avons pu lire l'heure, avec le signe astrologique dans lequel se trouve le soleil et la maison astrologique du moment de la journée : les passionnés d'astrologie que nous sommes avons été fous de joie.
J'ai déjà évoqué toutes les informations fournies par l'horloge, très complètes et pour certaines, pas faciles à décrypter pour nous. Il est vrai que tous ces calculs sont faits aujourd'hui par les machines et que nous avons tendance à oublier que tout ceci nous vient de l'observation du ciel. C'est aussi pourquoi nous allons régulièrement observer le ciel étoilé !
Rajoutons que pour cette visite nous avions deux guides vraiment complémentaires : Sophie qui nous donnait les informations historiques, scientifiques et pratiques, et Sylvie qui nous guidait pour les données astrologiques et la visite en devenait doublement intéressante.
Une nouvelle fois, nous nous sommes dits que nous avions de la chance d'avoir cette horloge à Grenoble, tout près du centre d'astrologie !




Nouveau trimestre




Un nouveau trimestre s'annonce pour notre association et avec lui, de nouvelles activités à vous proposer.
le 22 avril, Sylvie Lafuente Sampietro nous convie à une conférence vraiment passionnante sur notre place dans l'univers et le sens de notre vie.
Nous partirons loin dans le temps pour comprendre les origines de nos questionnements et nous verrons comment les réponses obtenues nous sont aujourd'hui encore extrêmement utiles. Sylvie Lafuente Sampietro  nous invite à un voyage où le rêve, la beauté et les symboles nous amènent petit à petit à comprendre notre nature humaine et toutes les informations que l'astrologie peut nous apporter.


L'astrologie est une antique psychologie basée sur notre rapport avec le ciel étoilé. Née de l’observation empirique, elle a développé une compréhension unique de notre nature humaine, de notre place dans l'univers et du sens de notre vie. 
Au cours de cette conférence, nous découvrirons comment l'astrologie fonctionne. A quoi peut-elle servir ? Quelles sont les portes qu'elle nous ouvre sur nous-mêmes et sur le monde ?

Inscriptions  par mail : assoc.altair@gmail.com et au local.
Lieu : 1, rue Expilly  38 000  Grenoble

Entrée : 10 € pour les non adhérents 7 € pour les adhérents




Le 10 juin, nous irons comme souvent au début  de l'été, admirer le ciel et les étoiles.
Là encore, nous repartirons à la poursuite de nos rêves et de la beauté, pour mieux nous relier à l'univers.
Une soirée étoilée pour fêter les beaux jours : nous irons en Chartreuse, au-dessus du col de la Placette, admirer les étoiles et les planètes dans le bel endroit où Sylvie Lafuente Sampietro aime à nous emmener.
Nous pourrons admirer la lune proche de son premier quartier et conjointe à Jupiter, Saturne au levant et surtout Mars rétrograde que l’on peut observer durant deux mois tous les deux ans. Au plus près de la terre, il nous apparaît très rouge et plus visible lorsqu’il est rétrograde.
Nous apprendrons à nous repérer dans le ciel, à reconnaître les constellations et nous admirerons les étoiles les plus brillantes comme Véga, Deneb, Altaïr, Arcturus, l'Epi de la vierge et les autres.
Nous monterons en voiture vers notre lieu d’observation et une marche d’approche d’environ 20 minutes est à prévoir ensuite.
Si vous le souhaitez, apportez votre pique-nique, nous prendrons un temps pour manger.
Prévoir également une tenue confortable et chaude car nous serons à 800 m.
Inscrivez-vous par mail : assoc.altair@gmail.com  ou au local.
Rendez-vous à Grenoble à 19h30 (le lieu de rendez-vous sera précisé ultérieurement) ou à 20h30 au col de la Placette sur le grand parking.
Participation libre au chapeau.





Notre bibliothèque va s'agrandir. Nous avons reçu de donateurs très généreux beaucoup de livres sur l'astrologie, la psychologie, la spiritualité. Nous allons les mettre à la disposition de nos adhérents dès que nous les aurons triés, enregistrés et  installés dans un nouvel espace.
De belles lectures en perspective !



dimanche 6 mars 2016

Cérémonie du thé

Toujours fascinée par la cérémonie du thé, je vous livre une histoire, qui, comme celle de Musashi dans "La pierre et le sabre", met en scène un grand maître de thé et un général samouraï.
Nous retrouvons une nouvelle fois l'attention et la concentration extrême que requiert la cérémonie, et la maîtrise de l'énergie que finissent par acquérir les grands maîtres de thé.




"Sen no Rikyû fut le plus grand maître de thé du Japon. Il laissa une si forte empreinte à la cérémonie du thé que sa forme actuelle est encore marquée de son esprit et de son style wabi-sabi. Illustration du dépouillement propice à la méditation, le cha-no-yu tire son origine du monde du zen. C'est un véritable rituel où l'esprit et le corps s'harmonisent pour vivre pleinement l'instant présent. Un moment de recueillement et de communion façonné sous l'influence de grands maîtres zen comme Ikkyû en personne.

Fils d'un forgeron, Katô Kiyomasa était un guerrier intrépide qui s'illustra maintes fois sur les champs de bataille. Sa réputation de stratège redoutable et de seigneur de guerre impitoyable le fit surnommer Ki-shôkan, Général-Démon.Fanatique du bouddhisme de nichiren, il interdisait à ses samouraïs de s'adonner à la poésie et à la danse.Il voulait qu'ils se consacrent exclusivement aux arts martiaux et ne tolérait comme passe-temps que la chasse.
Le patibulaire Katô voyait d'un très mauvais œil que son mentor Hideyoshi se fût entiché de Sen no Rikyû et pratiquait assidûment avec lui la cérémonie du thé. Le général était ulcéré de constater que la mode de ce rituel grotesque se répandait chez les samouraïs qui étaient de plus en plus nombreux à la pratiquer. 
L'exaspération du bouillant guerrier fut à son comble quand, au cours d'un de ces fameux sha-no-yu auquel il était obligé d'assister, le régent dit aux généraux présents :
_ Observez bien mon maître de thé. Quand il accomplit le rituel, il est pareil à un grand samouraï sur le champ de bataille. il n'y a aucune faille dans sa concentration !
C'en était trop !
Ce fils de marchand de poissons comparé à eux qui risquaient leur vie pour leur seigneur ! Décidément, ce Rikyû avait tourné la tête du taïko ! 




Le général-démon décida que, pour le bien du pays, il allait faire disparaître le maître de thé. Il s'arrangerait pour l'assassiner secrètement car si Hideioshi l'apprenait, il ne lui pardonnerait jamais. Il eut l'idée de se faire inviter seul, prétextant qu'il désirait l'entretenir d'une affaire délicate de la plus haute importance.Le sha-no-yu se tient généralement dans un cabanon évoquant la hutte d'un ermite, au cœur du roji, le sentier de rosée, le nom poétique du jardin de thé.Cet endroit isolé était devenu le lieu propice aux conversations confidentielles.C'est ainsi que cette tête brûlée de Katô, en bon stratège, avait ourdi son piège.
Le général fut accueilli au portail du roji par Rikyu qui, avant d'entrer dans le pavillon, lui montra le râtelier où il était d'usage que les invités déposent les armes. 
_ Permettez-moi de garder mon sabre, un véritable samouraï ne s'en sépare jamais !
L'hôte se contenta de sourire et de répondre :
_ Pour vous, nous ferons une exception.
Après avoir passé la porte étroite du cabanon où il fut obligé de s'arc-bouter à contrecœur, le fier général s'assit à la place d'honneur, non loin du foyer où ronronnait la bouilloire. Il déposa son katana  sur le tatami, à sa gauche, et guetta le moment propice pour le dégainer et faucher la tête de son hôte. Rikyu ayant fini d'apporter les ustensiles, était maintenant en train de les purifier avec l'eau chaude, à portée de sabre. Quand Katô fut sur le point d'empoigner son arme pour faire siffler la lame, un rugissement effroyable immobilisa son geste. Le maître de thé avait renversé brusquement la bouilloire sur les braises et un jet de vapeur brûlante fit bondir le samouraï hors du pavillon de thé. Il entendit alors la voix de Rikyû :
_ Veuillez me pardonner, Messire, pour ce malheureux accident dû à un moment d'inattention de ma part. Je suis en train de nettoyer votre sabre qui est couvert de cendres !
Très impressionné par le niveau de perception et le sang-froid du maître de thé qui avait non seulement deviné son intention mais réussi à le désarmer, le Général-Démon renonça à son funeste dessein. Le favori du régent remonta dans son estime et il se mit lui aussi à le fréquenter avec plaisir, à tel point qu'il devint à son tour un adepte du sha-no-yu et un grand collectionneur de bols raku !
Au soir de sa vie, il alla même jusqu'à composer des poèmes !"




Inspiré des Contes des sages zen de Pascal Fauliot (Le maître de thé et le Général-Démon)

dimanche 21 février 2016

Cadran solaire

Le 5 mars, vous pouvez vous joindre à nous pour visiter le cadran solaire du collège Stendhal à Grenoble.




Nous avions déjà proposé cette visite qui est passionnante pour découvrir le travail de lecture de la course du soleil sur les murs de l'escalier du collège, mais pour découvrir aussi comment se lit le zodiaque à partir de la course du soleil tout au long de la journée et de l'année et bien d'autres données.
Vous pouvez relire ce que j'avais écrit après cette visite ici :
http://associationaltair.blogspot.fr/2011/02/astronomie-astrologie-et-geographie.html
Ce cadran solaire est très rare et sa visite est particulièrement intéressante. Et je suis admirative du travail du père jésuite Jean Bonfa qui a travaillé trois années à ce projet fou de décrire la course du temps au long du jour et de l'année sur les murs de cet escalier . 



Ce trimestre, nous vous aurons emmenés visiter le ciel et j'espère que nous aurons ainsi matière à nous relier à l'univers et nous retrouver en lui.

"Ecoute en toi-même
Et vois dans l'infini
De l'univers et des âges,
Ecoute ce chant des astres
Cette voix des nombres, 
C'est l'harmonie des sphères."

D'après le Corpus Hermeticum attribué à hermès Trismégiste




Pour vous inscrire à cette visite, envoyez un mail à : assoc.altair@gmail.com.




Le blog prend une semaine de vacances. Nous nous retrouverons donc début mars, toujours avec autant de plaisir !

dimanche 14 février 2016

La simplicité



Dans le livre des trois amis en quête de sagesse de Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard, j'ai particulièrement aimé le chapitre qu'ils consacrent à l'éloge de la simplicité. Ce thème-là fait partie des sujets importants du monde d'aujourd'hui, tant nous avons tendance à accumuler, sur tous les plans et dans tous les domaines, compulsivement.

Deux citations sur le dépouillement viennent nous interpeller sur l'acceptation de la vie et de ce qu'elle nous offre : 

Maître Eckhart :
"Si Dieu veut me donner ce que je désire, je le possède et j'en suis comblé; si Dieu ne veut pas me le donner, c'est par la privation que je le reçois dans cette même volonté divine, qui justement ne veut pas. Et ainsi c'est en étant privé que je reçois , c'est en ne prenant pas que je prends."

Saint-Augustin :
"Fais le vide afin d'être comblé, apprends à ne pas aimer pour apprendre à aimer, détourne-toi afin que tu sois bien tourné. Pour que ce soit dit en bref, tout ce qui doit accueillir ou être réceptif doit nécessairement être nu et vide."

Et puis, bien sûr, Matthieu Ricard nous parle du non attachement, un point fondamental du bouddhisme.
Il nous explique très bien ce que cela implique, qui n'est pas, comme nous le croyons souvent, ne plus rien aimer, et se tenir dans une sorte d'indifférence.
Matthieu Ricard :
"Ne pas s'attacher ne veut pas dire aimer moins les autres. Au contraire, on les aime mieux, car on est moins préoccupé par le besoin de recevoir leur amour en échange de celui que l'on donne. On les aime tels qu'ils sont, eux, et pas à travers le prisme déformant de notre ego. Plutôt que de s'attacher aux autres pour le bonheur qu'ils nous donnent, on se soucie de leur bonheur; au lieu d'attendre anxieusement une gratification, on se réjouit simplement quand notre amour suscite un amour réciproque."
"Le non-attachement consiste à apprécier pleinement les êtres et les situations, mais sans vouloir les accaparer, sans les enduire avec la colle de notre désir possessif."
"Le renoncement n'est en fait, pas une privation, mais une liberté."


Il s'agit d'atteindre la liberté, puisque nous n'avons plus rien à perdre.
Et tout ceci m'a fait penser à Lilith ou la lune noire, ce point du ciel que nous utilisons en astrologie, et qui correspond précisément à cette liberté que nous atteignons, lorsque nous renonçons à nous accrocher, lorsque nous acceptons ce que la vie nous propose et lorsque nous lui faisons simplement confiance pour répondre à nos besoins.
J'ai retrouvé quelques phrases qui caractérisent l'interprétation de Lilith, nous sommes bien dans le non attachement et la liberté d'être.
"Lilith nous demande de nous libérer du passé, car tout est là maintenant.
On est dans le non attachement, dans l’extase de ce que la vie nous donne.
Lilith est dans l’impermanence des choses, le non attachement, 

On ne tient jamais la source : elle est si elle doit être. Et dès qu’on veut l’attraper, la tenir, elle s’échappe.
Cette expérience apporte une unité très profonde avec le monde. Rien ne dépend de rien mais tout fonctionne ensemble.
Il n'existe plus d’attachement, de possession, de désir que ça dure.
Ce qui est est, ce qui n’est pas n’est pas." 
(Phrases extraites de l'enseignement de Sylvie Lafuente Sampietro)

Lilith nous dit la même chose que maître Eckhart et Saint-Augustin, la même chose que les bouddhistes. Lorsque le vide a été fait en soi de toutes nos possessions et nos attachements, nous pouvons trouver la liberté et la plénitude d'un autre niveau de vécu.




Cet été un stage sur Lilith est organisé par Sylvie Lafuente Sampietro en Ardèche du 24 au 30 juillet.
C'est l'occasion de découvrir comment Lilith nous touche, chacun de nous ayant sa façon spécifique de vivre la liberté et l'intensité de vie qu'elle nous propose. Tous les renseignements sur le site : http://www.astrologie-humaniste-appliquee.fr/stages

dimanche 7 février 2016

Ciel d'hiver



N'oubliez pas : le 23 février, nous partons à la découverte du ciel d'hiver ! Vous pouvez vous inscrire pour cette soirée étoilée en Chartreuse sur notre adresse mail : assoc.altair@gmail.com.
Jupiter et la Lune se lèveront dans le ciel à notre arrivée et nous pourrons admirer les constellations dans un ciel éclairé par une lune presque pleine ( la pleine lune est le 22 février).
Une soirée pleine de beauté et d'immensité nous attend donc.
Parmi les constellations d'hiver, nous pourrons voir Orion. Les histoires de la mythologie autour des constellations sont très nombreuses.
J'ai trouvé un des contes raconté sur Orion que je retranscris ici. Celui-ci est plutôt simple et adapté pour les jeunes, car les aventures d'Orion, comme toujours dans la mythologie grecque, sont parfois très rudes et assez compliquées.



"Il était une fois un grand et beau guerrier qui s'appelait Orion. Il n'avait peur de rien et passait son temps à chasser. Un jour, dans la forêt de l'île de Chios, il rencontra la princesse Méropé et en tomba amoureux. Mais pour pouvoir l'épouser, le père de Méropé demanda à Orion de tuer tous les animaux dangereux de l'île. Accompagné de son grand et de son petit chien, Orion se mit tout de suite en route... Les deux chiens, au lieu d'assister leur maître, s'amusaient à poursuivre un lièvre...
Et c'est tout seul que le valeureux guerrier tua tous les animaux sauvages de l'île, sauf un : un énorme taureau sauvage réussit à se cacher au fond de la forêt sans qu'Orion ne s'en aperçoive.
De retour au palais, Orion voulut alors épouser Méropé, mais le roi refusa car il entendait encore toutes les nuits les hurlements du taureau qui lui parvenaient du fond de la forêt.
Alors Orion, furieux, quitta l'île et jura de tuer tous les animaux sauvages qu'il rencontrerait. Mais Gaïa, la déesse de la terre ne pouvait tolérer de telles paroles, Elle envoya un énorme scorpion pour punir Orion ! Celui-ci, plein de courage, attaqua le terrible animal mais le scorpion avait une carapace plus dure que le métal. La seule solution pour Orion était la fuite. Au moment où le scorpion allait le piquer, Artémis, la déesse de la chasse, transforma son ami en constellation d'hiver pour le protéger.
Après la transformation d'Orion, le scorpion fut également placé dans le ciel, mais sous forme de constellation d'été !
Et aujourd'hui encore, le scorpion poursuit Orion, mais comme il a été placé dans le ciel d'été et Orion dans le ciel d'hiver, les deux combattants en sont jamais visibles en même temps et ne peuvent plus se battre.
Et c'est ainsi que dans le ciel d'hiver, on peut voir le grand et le petit chien, le lièvre et le taureau, qui entourent Orion."