mercredi 9 mai 2012

La biodanza (suite)



Notre soirée consacrée à la découverte de la biodanza fut joyeuse, pleine de danses et nous étions tous dans le bonheur de ce moment-là.
Il m'a semblé que cette soirée nous appelait à avoir confiance dans ce que nous offre la vie à chaque instant.



J'ai recherché quelques phrases qui permettraient d'exprimer ce que j'ai ressenti.

Tout d'abord, la joie de chaque instant :
Extrait d'un conte de Henri Gougaud dans Le livre des chemins, conte intitulé Le rayon de soleil :
" Le matin, quand tu te réveilles, à l'heure où l'on prie le Très-haut, que fais-tu, dis-moi, diable d'homme ?
L'autre lui répondit :
_ C'est simple. A l'aube, je sors dans le pré, et je dis bonjour au soleil. Puis, pour qu'il sache, ce bon père, que je suis content de le voir, je fais deux ou trois cabrioles dans l'herbe mouillée, devant lui, et je lui chante une chanson. Je crois qu'il en a du plaisir. J'en ai beaucoup à lui en faire. Lui et moi, nous nous aimons bien."
Danser la vie, c'est se souvenir aussi que chaque jour est une joie, la joie de vivre et qu'on peut la célébrer en dansant.

"Jamais peut-être faire chanter les choses n'a été plus urgente et noble mission à l'homme." Aragon



C'est aussi faire confiance à la vie pour nous fournir ce dont nous avons besoin : le message symbolique de Jupiter nous indique la voie vers cette confiance lorsqu'elle ne nous est pas naturelle. 
Un autre message trouvé dans l'Evangile de Matthieu :

"Jesus dit :
_ Regardez les oiseaux du ciel. Ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans les greniers.
Qui de vous peut, par son inquiétude, ajouter une coudée à la vie ?
Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même." (Evangile de Matthieu)

La biodanza m'est apparue comme un moyen de donner de la joie et de la confiance, de se retrouver et de retrouver l'autre dans cette danse aimante. Les hommes dansent ensemble sous les étoiles depuis si longtemps !
Il y a bien des façons de dire ou de retrouver la joie et le bonheur de vivre, la biodanza est l'une d'elles.



Merci à Bertrand pour cette joyeuse soirée découverte. je précise que l'article ci-dessus ne constitue que quelques impressions personnelles et ne prétend pas définir la biodanza. Pour cela, rendez-vous sur le site de Bertrand, par exemple : biodanza-bertrand.com

vendredi 4 mai 2012

Le chemin de l'amour n'est pas de tout repos


En me remémorant la conférence sur Sedna, Vénus et le pouvoir de l'amour, j'ai retrouvé les paroles de Fabrice Midal qui me semblent bien exprimer le message de Sedna. 
   

"De l'amour on ne sait rien parce que c'est chaque fois un choc, un appel, au plus grand, au plus ample, dans la rencontre entre deux êtres et dans cet amour absolu, incroyablement provoquant, qui va jusqu'à celui des ennemis. On trouve dans les traditions bouddhistes et chrétienne cette idée de tendresse pour ses plus grandes faiblesses. Aimer, c'est avoir à faire la paix avec là où nous sommes le plus vulnérable. Etty Hillesum en parle de manière lumineuse. La souffrance n'est pas un obstacle à l'amour, c'est ce qui vous appelle à un surcroît d'amour, à un dénuement, et vous demande d'embrasser votre propre fragilité, de prendre le risque de souffrir. Si vous voulez une vie confortable, débarrassez-vous de l'amour.
Le Christ nous montre d'abord comment son amour va là où les hommes, la logique, la raison, le bon sens ne veulent pas aller. Sa parole est inouïe parce qu'il donne l'amour là où les gens n'en veulent pas, où le discours social dit : "Pas là"."


Le chemin de l'amour n'est pas aisé, mais si nous parvenons à aimer ces zones fragiles, honteuses et sombres de nous-mêmes, nous serons beaucoup plus forts ensuite pour porter notre amour dans le monde.



Fabrice Midal est philosophe et spécialiste du bouddhisme. Il a publié en 2010 : "Et si de l'amour on ne savait rien."

Etty Hillesum, une vie bouleversée :  Vivant dans une joie miraculeuse et charismatique l’une des pages les plus noires de l’Histoire, une jeune juive hollandaise de vingt-neuf ans s’apprête à être déportée avec une liberté d’esprit surprenante face aux événements et face à elle-même. Jour après jour, dans un combat lumineux et singulier pour rencontrer la vérité et la réalité telle qu’elle est, elle confie à son journal son cheminement mystique et son inébranlable parti pris d’espérance : la vie est “belle et pleine de sens” à chaque instant. Nous reviendrons un peu plus tard ici sur le message d'Etty Hillesum.


lundi 23 avril 2012

La biodanza




Nous ne connaissions pas la biodanza. Bertrand, un ancien élève de l'école d'astrologie nous a proposé de nous la présenter.
Nous sommes curieux et intéressés par tout ce qui peut nous apporter bien-être et épanouissement : nous avons donc accepté sa proposition.
Vous pouvez venir découvrir la passion de Bertrand avec nous : c'est le 3 mai au local du centre d'astrologie.
Voici comment il nous invite à venir découvrir la biodanza :



  Un chemin vers soi, la poétique de la rencontre humaine
Cette soirée a pour but de vous faire découvrir une technique d’épanouissement avec des danses simples et des musiques choisies. Vous pourrez expérimenter qu’il est facile de revenir à soi en laissant faire l’intelligence du corps, que c’est très apaisant et nourrissant. D’être humain permet de penser et de concevoir, mais c’est peut être à travers chaque cellule de notre corps que notre pensée « prend corps ».
Il n’y a pas de pas à apprendre : pendant la partie dansée de la soirée, je vais vous inviter à ne pas parler pour ne pas activer le mental. Avec chaque consigne, je vais vous inviter à bouger avec votre propre mouvement, au rythme de la musique, dans la bienveillance de l’ensemble du groupe.

Nous vous attendons donc le 3 mai pour partager cette découverte.

Bertrand LEMOINE a été formé à l’école de Biodanza de Lyon pendant trois ans. Il est actuellement en supervision. Il a été élève de l’école d’Astrologie Humaniste appliquée de 2004 à 2007
Son site internet: biodanza-bertrand.com

Soirée du 3 mai au local du centre d'Astrologie : 1, rue Expilly 38 000 Grenoble
Entrée : 5 € pour les non adhérents, libre participation pour les adhérents.
Début de la soirée : 20h30

mardi 17 avril 2012

Le bonheur et l'astrologie

En écoutant Thierry Janssen à la radio expliquer quelles sont selon lui les conditions pour atteindre l'accomplissement et le bonheur, je n'ai pu m'empêcher de songer à ma propre expérience avec l'étude de l'astrologie.



Il nous explique qu'en général, trois conditions sont nécessaires au bonheur :
Tout d'abord, éprouver du plaisir. Le plaisir nous motive à agir et les plus grands plaisirs nous viennent de ce qui est vital pour nous.
Mais notre culture en cherchant toujours des plaisirs nouveaux, ne fait que produire pour nous rassurer. Nous ne goûtons pas le plaisir, nous ne sommes pas dans une présence et dans une simplification qui nous permettrait de l'apprécier.
En réalité, la recherche du plaisir demande un effort. Il faut généralement travailler avant d'éprouver du plaisir.

La deuxième condition au bonheur demande de s'engager dans des expériences qui nous captivent et nous apportent un profond enrichissement, une source de croissance.
Et enfin, la troisième condition est la capacité à apporter du sens à ce que nous vivons, ce qui implique de définir des valeurs et d'actualiser ces valeurs dans la vie de tous les jours.
Plus essentiellement, ce qui va donner du sens, c'est la nécessité d'être en lien avec les autres.


Il complète en montrant que tout est lié : le plaisir sans le sens n'est pas un plaisir qui apporte l'épanouissement. Et ce qui donne du sens, c'est de pouvoir actualiser le meilleur de soi-même en lien avec les autres.



L'astrologie procure du plaisir. Mais ce plaisir ne vient pas immédiatement.
Il faut s'engager dans une voie qui demande d'étudier, longtemps et avec un approfondissement continu.
Le plaisir vient quand on découvre son potentiel, ce qui le bloque et les possibilités immenses de progression qu'il nous fait percevoir. Le plaisir vient aussi lorsqu'on découvre les autres, leur potentiel, aussi vaste que le nôtre et leur univers si particulier. C'est un voyage à la découverte de soi mais plus encore de l'autre.
Ce plaisir-là a un sens très profond : l'ouverture à l'autre sans a priori, avec toute l'humanité possible mais aussi d'abord l'ouverture à soi-même.
La deuxième condition est remplie : car l'engagement dans une expérience qui captive et nous apporte un profond enrichissement, nous y sommes, totalement.
Cette voie de connaissance nous permet d'apporter un sens à notre vie. Non seulement notre carte du ciel nous montre notre territoire, mais nous avons également des clés pour nous y aventurer, et pour donner sens à ce que nous trouvons sur notre chemin.
Le lien avec les autres est permanent : la formation nous fait toucher à des expériences en commun d'une très grande intensité, la consultation nous fait toucher la relation d'aide, et la découverte du thème de nos proches nous conduit à des relations plus profondes et plus justes.
Ce potentiel que nous découvrons en chacun de nous va nous aider à définir nos valeurs et à les actualiser. Tout le but de l'astrologie humaniste est là : pouvoir donner accès aux valeurs profondes et à l'essence de l'être au-delà de l'ego et des peurs qui nous bloquent.



Voilà en quoi, très succinctement, j'ai pu vérifier s'il en était besoin, avec Thierry Janssen,  que l'astrologie peut mener au bonheur ou plus exactement à l'épanouissement de l'être.

Le dernier livre de Thierry Janssen : "Le défi positif" aux éditions : Les liens qui libèrent

mercredi 11 avril 2012

Le message de Sedna



Pour continuer à faire vivre un peu le message de la conférence de Sylvie Lafuente Sampietro du 5 avril, voici retranscrite la citation du livre rouge de C.G. Jung qu'elle nous a lue. La force de ce texte nous fait sentir le message de Sedna, ce chemin de l'anti-héros, du pouvoir de l'amour, l'amour pour le monstre qui est en nous :

"Personne ne s'élève au-delà de soi-même s'il n'a retourné son arme la plus dangereuse contre lui-même. Que celui qui veut s'élever au-delà de lui-même descende et se charge de son propre fardeau et se traîne lui-même jusqu'à l'autel sacrificiel.
Mais que l'homme ne devra-t-il pas encore endurer avant de comprendre que le succès visible, extérieur, que l'on peut toucher de la main n'est que fourvoiement? Quelles souffrances devront s'abattre sur l'humanité pour que l'homme renonce à assouvir sa soif de puissance sur son prochain et à toujours vouloir le changement chez l'autre ?
Combien de sang devra encore couler pour que les yeux de l'homme s'ouvrent et qu'il voie son propre chemin et son propre ennemi et qu'il prenne conscience de ses véritables succès ?
Tu dois pouvoir vivre avec toi-même, pas aux dépens de ton voisin. L'animal grégaire n'est pas le parasite et le tourmenteur de son frère;
Homme, tu as même oublié que tu es aussi un animal. Tu crois certainement que la vie est meilleure là où tu n'es pas ? Gare à toi si ton voisin pense également ainsi. Mais tu peux être sûr qu'il pense également ainsi. Il faut que quelqu'un commence à ne plus être puéril.
...
Que ton avidité se consume, cela la fatiguera et la calmera et tu dormiras bien et tu considèreras le soleil de chaque nouvelle journée comme un trésor. Si la flamme de ton avidité te consume et qu'il ne reste plus rien de toi que de la cendre, alors il n'y avait rien en toi de résistant mais la flamme dans laquelle tu t'es consumé a éclairé de nombreuses personnes. Mais si tu fuis, apeuré, face à ton propre feu, alors tu embrases ton prochain et le supplice brûlant de ton avidité ne peut s'éteindre tant que tu ne te désires pas toi-même."


mercredi 4 avril 2012

Danse de l'alchimie

Cités par Eric-Emmanuel Schmitt dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, ces vers de Rumî que nous pouvons méditer à loisir :

La femme, être de lumière (Hassan Massoudy)


L'or n'a pas besoin de pierre philosophale, mais le cuivre oui.
Améliore-toi.
Ce qui est vivant, fais-le mourir : c'est ton corps.
Ce qui est mort, vivifie-le : c'est ton cœur.
Ce qui est présent, cache-le : c'est le monde d'ici-bas.
Ce qui est absent, fais-le venir : c'est le monde de la vie future.
Ce qui existe, anéantis-le : c'est la passion.
Ce qui n'existe pas, produis-le : c'est l'intention.



dimanche 1 avril 2012

Douceur du temps






"La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire. Rêvons de l'éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses."
Okakura Kakuzo