lundi 16 juin 2014

Soirée poétique





Deux artistes, Alain le créateur de sons de noir vêtu, comme un griot qu'on dirait tout droit sorti de son désert. Jean-Philippe, le grand suisse costaud, tout en sensibilité et en émotion.

Un ensemble d'instruments qui attirent la curiosité, de l'énorme gong au cruchon, en passant par les cloches et le sanza, sans oublier cymbales et timbale.
Et donc une grande curiosité sur cette rencontre.

La musique est un spectacle en soi et nous emporte immédiatement vers un monde plus sauvage et plus essentiel.




Puis viennent s'installer sur ces sons les poèmes de Jean-Philippe qui nous racontent une histoire : celle de la nature, de la relation, de l'harmonie du monde et de l'accord des êtres. La pluie, le torrent, le volcan, la flamme, toute les éléments résonnent avec les émotions de la rencontre.
Et les sons viennent merveilleusement s'assembler à l'histoire, et le monde des sensations avec la gestuelle d'Alain : ces ronds sur le gong, ces archers qui caressent les cloches, les mains qui frottent le cruchon, le sanza tour à tour joué, caressé et soufflé, l'ordinateur qui modifie la perception. Magie de sentir ce qui sort de ces gestes étonnants. Nous sommes portés par l'énergie de la nature qui s'exprime ici.

Puis ils nous expliquent comment est venue l'idée de ce spectacle, comment ils l'ont menée à bien.
Alain nous dit comment les rythmes différents du musicien et du conteur doivent trouver un point de rencontre. Et comment se construit une structure pour le spectacle, un cadre qui va permettre une souplesse dans l'interprétation. Et tous deux expriment le bonheur de rassembler les deux univers qui vont s'enrichir l'un l'autre.
Et pour terminer, ils nous redonnent à apprécier leur accord avec quelques improvisations .




Nous sommes réellement emportés par cette poésie et par la beauté de cet ensemble.
Pour finir, nous nous sommes tous retrouvés, astrologues ou non, suisses ou français, musiciens et poètes pour nous désaltérer après cette chaude soirée et pour discuter encore de ce beau moment.
L'été peut commencer, nous avons déjà fait notre fête de la musique et de la poésie !




lundi 9 juin 2014

Le monde comme il va

Il est difficile de trouver dans l'observation des événements du monde une cohérence, difficile de prendre du recul et de se placer au-dessus pour comprendre les enjeux du moment. Et pourtant, nous disposons d'une aide précieuse : l'astrologie mondiale.

Thème du 23/04/2014

Je vous propose de revenir sur la conférence d’astrologie mondiale de fin 2013.
Nous avons beaucoup parlé de l'importance du cycle Pluton/Uranus entre 2013 et 2015, avec Pluton en Capricorne et Uranus en Bélier.
Nous constations également sur les cartes du ciel de 2014 qu’un grand carré était actif principalement en  avril 2014. Cette figure, qui peut entraîner de fortes tensions nous avait alertés, à juste raison, car ces tensions se sont bien manifestées avec force au cours de ce printemps.
C’est pour cette raison que je reprends une partie de la conférence qui éclaire ce qui s’est passé et nous montre que, comme souvent au niveau mondial, la gestion des crises n’est pas à la hauteur de ce que nous pourrions espérer. 
Je vous propose de revenir sur quelques événements politiques significatifs, en n’oubliant pas que ce cycle couvre beaucoup d’autres domaines.



Ce que nous disait la conférence Au sujet du carré Pluton /Uranus :
Le cycle actuel a débuté en 1965/1966 et nous en sommes au carré soit à la phase où nous vivons une crise d’action et d’engagement. Quelle forme allons-nous donner à la créativité initiée en 1965 ?
Une organisation mondiale existe et il nous faut choisir une nouvelle façon de voir le monde, trouver de nouvelles actions. Il faut se tourner vers l’avenir et faire des choix, même mauvais.
Mais c’est un moment de grande tension dans le monde qui pousse à se battre et à conquérir, avec la conquête de nouvelles actions, mais aussi la conquête du pouvoir, de territoires, du monde… Il nous faut gérer des pulsions de conquête un peu partout.

Retour à la guerre froide ? _ Désolé, nous ne voulons plus affronter un ours bi-polaire


Que constate-t-on depuis 2013 dans le monde :

La Chine, très concernée par ce cycle, se réoriente sur ses moyens de conquérir et de se protéger. Et l’on voit les conflits qui sont apparus au sujet des îles avec le Japon en 2013 et récemment avec le Vietnam (îles Senkaku et îles des Paracels).
Du côté de la Syrie, la crise a été très largement utilisée par les Russes et Vladimir Poutine pour manipuler les Etats-Unis et l’Europe en 2013. La situation semble figée depuis.
En Ukraine, on a la même manipulation du même Poutine sur les mêmes Etats-Unis et l’Europe, toujours avec un désir de conquête. Il peut se permettre d’annexer des régions entières sans grandes conséquences et faire comme s’il n’avait aucune influence sur ce qui se passe dans le pays. Là encore, il est bien difficile de trouver de nouvelles actions qui permettraient d’éviter cette prise de pouvoir cachée. Ce carré entre Pluton et Uranus sera encore actif jusqu'en 2015, nous verrons ce qui advient d'ici-là.



Comment ces crises sont-elles gérées ?

Nous avons à chaque fois des difficultés à être lucides sur les enjeux de pouvoir. Il est très difficile d’y voir clair dans la situation comme par exemple en Ukraine : qui prend réellement le pouvoir ? N’est-ce pas le président russe qui fait comme s’il ne voulait que le bien des peuples et en profite pour annexer des régions ?
Sylvie Lafuente Sampietro nous disait d’avoir en avril 2014 et jusqu’en 2015 une grande vigilance par rapport à la conquête du pouvoir et des territoires. 
Il faut savoir se placer par rapport à ces actions conquérantes. L’objectif de ce cycle est d’aller de l’ombre de la manipulation vers l’authenticité et la transparence. Cela devrait nous apporter un monde plus clair par rapport à la responsabilité du pouvoir, par rapport aux frontières.
Tout se passe comme si chacun pressentait ce qui se passe sans le voir vraiment et comme si les politiques se sentaient impuissants face à cette volonté de conquête et cette prise de pouvoir qui ne s’affirme pas. Nous sommes bien loin encore de la transparence et de l’authenticité, clés de ce cycle Uranus/Pluton. On ne sent pas d’actions innovantes et de politique claire et transparente d’un côté comme de l’autre.
Nous n’avons pas de recul sur ces événements. Cependant, une bonne gestion de la crise demanderait plus de créativité et le choix d’une ligne claire de part et d'autre, ce qui n'est pas franchement le cas.





L'exemple du cycle précédent peut-il nous éclairer ?

Nous pouvons aussi regarder ce qui s’est joué dans les cycles antérieurs avec les mêmes planètes et on peut constater que les guerres mondiales que le cycle précédent a engendrées ne sont pour le moment pas d’actualité et même si certains ont pu se poser la question récemment, il semble que la manipulation du pouvoir au niveau mondial passe par d’autres armes aujourd'hui. La diplomatie et les enjeux économiques en font partie.


Je n'ai regardé ici qu'une petite partie, sans doute la plus visible de ce cycle, mais il intervient dans de nombreux autres domaines : scientifique, écologique, énergétique…
Nous verrons également comment ce moment du cycle Pluton/Uranus peut s'appliquer à chacun de nous.

« Le développement et la démocratie sont étroitement liés et une opinion publique bien informée est une composante essentielle de la démocratie. » Kofi Annan



dimanche 1 juin 2014

Ecrire


Créer, c'est se laisser traverser par l'inspiration. D'où vient cette inspiration ? On ne sait pas vraiment, de l'univers qui nous inspire, de nos souvenirs, de ce que nous vivons...
Ce très beau texte de Rainer Maria Rilke que j'ai découvert il y a quelque temps nous raconte cette inspiration et ce moment de grâce de la création d'un poème.
Il faudra oser, après l'avoir lu, tenter d'écrire malgré tout... 




"Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles, – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs eux-mêmes ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver  qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers."

Rainer Maria Rilke (Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)



dimanche 25 mai 2014

L'attention


L'attention, à ce qui nous entoure, à notre monde, aux autres, à nous-mêmes, et à tout ce que nous vivons, à chaque instant. L'attention et pas l'indifférence, et pas non plus les jugements divers et variés que nous portons en permanence. L'attention pour être vivants et conscients.


"Nous pouvons mettre de côté les armes du jugement et leur préférer l'attention. Quand nous sommes attentifs, c'est comme si nous nous soumettions à l'expérience, sans jugement ni attente. L'attention nous ouvre à ce qui passe inaperçu dans  notre propre expérience."


"L'attention est une présence d'esprit. Une présence d'esprit respectueuse qui ne juge pas. La plupart du temps, malheureusement, ce n'est pas notre façon d'être. Au lieu de cela, nous réagissons continuellement, selon que nous estimons aimer, ne pas aimer, ou pouvoir ignorer ce qui se passe. Nous évaluons les autres avec un flot permanent d'attentes, de commentaires et de critiques." Jack Kornfield




"L'art de vivre ne consiste pas à se laisser aller avec insouciance ni à se cramponner de peur. Il consiste à être sensible à chaque instant, en le regardant comme totalement nouveau et unique, en ayant un esprit ouvert et pleinement réceptif." Alan Watts





"La beauté vient de l'amour. L'amour vient de l'attention. L'attention simple au simple, l'attention humble aux humbles, l'attention vive à toutes les vies." C. Bobin

"Dès qu'on accorde une attention soutenue à la moindre chose, même à un brin d'herbe, cela devient alors un monde en soi-mystérieux, impressionnant, d'une splendeur indescriptible." Henry Miller



dimanche 18 mai 2014

Quelques mots sur l'astrologie



Les astres sont pour nous, astrologues amateurs ou non, des signes qui nous guident dans notre vie et Frédéric Lenoir le décrit bien dans son roman " L'oracle della Luna" :
"Les astres sont des signes que la Providence a posés pour nous permettre de mieux nous connaître et de déchiffrer les arcanes de notre destinée, mais nullement pour nous déterminer de manière absolue. il faut les regarder comme des phares qui nous éclairent et non comme des causes qui nous aliènent." Frederic Lenoir



Dane Rudhyar nous rappelle que l'humanité s'est intéressée aux astres depuis qu'elle recherche un ordre dans l'univers :

"L'astrologie est la mère de toutes les sciences, la mère de la civilisation ; c’est le premier et le plus universel des efforts faits par l’homme pour découvrir l’ordre caché sous la confusion de la jungle terrestre, qu’elle soit physique ou psychologique."

Elle donne aussi un sens à ces événements qui nous arrivent et qui nous paraissent injustes, difficiles ou inexplicables :

"Tout événement est ce qu’il est parce qu’il est nécessaire qu’il en soit ainsi : nécessaire à notre développement personnel, nécessaire au développement général de l’humanité." Dane Rudhyar.



Et plus largement, l'astrologie donne du sens à ce que nous vivons :


"L’astrologie par son approche de la compréhension de l’homme et des principes universels auxquels il est relié permet de donner un sens à la vie humaine." Stephen Arroyo

Je résumerais tout ceci en disant que l'astrologie donne sens à notre vie, car elle nous permet de comprendre notre place dans l'univers et notre interaction avec ses cycles.


dimanche 11 mai 2014

Spectacle le 13 juin

A l'automne dernier, nous avions invité Alain Lafuente et Jean-Philippe Seunevel pour un concert réunissant les percussions d'Alain et le chant vital de Jean-Philippe. Ils nous avaient emmenés dans les étoiles vers nos chères planètes et nous avions été enchantés par cette soirée.
Ce spectacle a donné l'idée à Jean-Philippe Cand et Alain Lafuente de se réunir pour nous offrir, en accompagnement des percussions, les haïkus écrits par Jean-Philippe.
Nous devrions passer un moment plein de poésie et d'émotion, et nous sommes heureux de pouvoir vous offrir ce spectacle le 13 juin.




J'ai déjà évoqué ce moment il y a quelque temps :




"Une flamme dans le feu
  Une vague dans l'océan
  Dansent l'une avec l'autre."




Entre eux deux :
Une création née de ces rencontres miraculeuses 
que la dimension artistique ouvre à l’infini de l’instant


Entre eux deux :
Deux personnes en relation l’une avec l’autre
Avec les forces de la nature
Avec leur désir de vie et leurs peurs profondes
En quête d’un au-delà de la relation
Qui illumine toute rencontre
Et l’éveille à la simplicité cosmique



     
            Tu es la fiancée du jour
            Tu es la reine de la nuit
            Tu calmes et tu rayonnes
            Tu reçois et tu donnes."


Le nombre de places est limité, il est donc utile de réserver sur : assoc.altair@gmail.com

dimanche 4 mai 2014

La musique silencieuse



J'ai déjà parlé de la musique silencieuse à propos des maîtres soufis tel Hazrat Inayan Khan qui nous disait :
"J'ai joué de la vîna jusqu'à ce que mon coeur se transforme en ce même instrument. Puis j'ai offert cet instrument au Musicien Divin , le seul musicien existant. Depuis lors, je suis devenu sa flûte et quand il choisit, il joue Sa musique."



Cette fois, c'est un conte que je vous invite à lire, un conte soufi bien sûr, raconté par Jean-Claude Carrière dans "Le cercle des menteurs". Il y parle de la musique silencieuse sur un mode plus humoristique :

La harpe sans cordes

Dans la tradition soufie, souvent subtile et même secrète, on raconte l'histoire d'un ermite à la réputation immense et aux pouvoirs incomparables, qui vivait retiré dans un désert.
Un jour, alors qu'il restait immobile comme tous les jours à la même place, il vit une sorte de boule de poussière apparaître à l'horizon. Cette boule grossit, grossit encore, et l'ermite reconnut bientôt qu'un homme s'approchait de lui en courant et qu'il soulevait cette poussière.
L'homme, qui était jeune, parvint auprès de l'ermite et se prosterna devant lui. Il haletait. L'ermite le laissa reprendre son souffle et lui demanda :
_ Que veux-tu ?
_ Maître, lui répondit le jeune homme, je suis venu t'écouter jouer de la harpe sans cordes.
_ A ta guise, lui dit l'ermite.
Le saint homme ne changea nullement de position. Il ne prit aucun instrument, il ne fit rien. L'ermite et le fervent disciple restèrent immobiles l'un en face de l'autre pendant un certain temps.
Après ce certain temps, le jeune homme laissa percevoir, par un geste, peut-être, par un fléchissement, par un toussotement, un début de fatigue.
_ Qu'as-tu ? lui demanda l'ermite.
Le jeune homme mit quelque hésitation dans sa réponse. Il bredouilla. On ne comprenait pas très bien ce qu'il voulait dire. Pour lui venir en aide l'ermite lui demanda, en se penchant un peu vers lui :
_ Tu n'as rien entendu ?
_ Non, répondit le jeune homme avec une voix de coupable.
_ Alors, lui demanda l'ermite, pourquoi ne m'as-tu pas demandé de jouer plus fort ?"