dimanche 18 octobre 2020

Voir au-delà du visible

 Une jolie histoire, une ode à l'imaginaire qui crée la vie et le bonheur.


En regardant par la fenêtre...

 Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons, son lit était à coté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et de leurs familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pendant ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. 

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac, les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux en modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel, de grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre coté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là. Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.



 Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps. Dès qu'il sentit que le moment était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à coté de la fenêtre. L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors, tout à la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or, tout ce qu'il vit, fut un mur ! L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager, commenta-t-elle.


 Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres personnes heureuses, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé. 

Conte philosophique raconté par Bernard Lamailloux

dimanche 11 octobre 2020

La crise et le temps


 La crise, nous avons une bonne idée de ce que c'est aujourd'hui. Pendant longtemps, on nous a parlé d'une crise économique, qui semblait durer éternellement et que nous ne ressentions pas vraiment comme une crise, avec un côté brusque et violent.

Une autre est arrivée, sanitaire, et nous avons vraiment compris ce que c'était, la crise. Chacun de nous en a connu aussi, dans sa vie et l'on dit souvent que les crises nous enseignent plus qu'elles ne nous affaiblissent.

Voici ce qu'en dit Albert Einstein :

«Ne prétendons pas que les choses vont changer si nous continuons à faire la même chose. La crise est la plus grande bénédiction qui puisse arriver aux gens et aux pays parce que la crise apporte des progrès. La créativité naît de l'angoisse comme le jour vient de la nuit noire. C'est dans la crise que l'invention est née, les découvertes et les grandes stratégies.

Qui surmonte la crise, se surmonte, sans être surmonté. Celui qui attribue à la crise ses propres échecs, néglige son propre talent et est plus respectueux des problèmes que des solutions.

La vraie crise est la crise de l'incompétence. Le problème des personnes et des pays sont la paresse pour trouver les sorties et les solutions. Sans crise il n'y a pas de défi, sans défis la vie est une routine, une lente agonie. Sans crise il n'y a pas de mérite. C'est dans la crise où chacun doit donner le meilleur de soi-même, parce que sans crise tout vent est caresse."

Albert Einstein



Derrière la crise et son incertitude se cache l'idée du temps. Que nous réserve l'avenir ?

"Notre imagination déploie sans cesse devant nous l’image toujours renouvelée de ce qui va pouvoir arriver, de ce qui est possible. Nous ne pouvons penser à nous sans un instant suivant, mais nous ne pouvons savoir ce que sera cet instant. Ainsi, nous ne pouvons connaître ce qui nous intéresse le plus au monde, ce qui se passera demain".
François Jacob. Le jeu des possibles.

Alors, puisque nous ne savons rien de l'instant suivant, nous pouvons quand-même sentir que la vie est en devenir et que le temps est l'espace de ce devenir :

"Sans devenir, il n'y aurait pas de vie ; la vie n'est vie qu'en devenant. Dès lors, nous comprenons l'importance du temps. C'est dans le temps que cela se déroule. Or le temps, c'est précisément l'existence de la mort qui nous l'a conféré !"
François Cheng (Cinq méditations sur la mort. Autrement dit sur la vie) 

Terminons avec ce poème de Rainer Maria Rilke, qui nous ouvre sur la compréhension de la vie :

OUVERTURE

Qui que tu sois, le soir sors,
sors de ta chambre où tout est connu ;
ta maison, c’est la dernière avant l’étendue,
qui que tu sois.
Avec tes yeux qui fatigués peinent
à se délivrer de l’usure du seuil,
tu lèves un arbre noir, lentement, à peine,
et le plantes devant le ciel : svelte, seul.
Et tu as fait le monde. Et il est grand,
pareil à un mot qui mûrit encore dans le silence.
Et comme ta volonté comprend son sens,
tes yeux de lui se détachent tendrement…

Rainer Maria Rilke (Le livre des images)





dimanche 4 octobre 2020

Un coin de campagne

 En entendant les parisiens se plaindre et rêver de campagne, j'ai repensé à ce joli poème qui nous entraîne dans un doux rêve plein de bonheur tranquille. N'est-ce pas notre refuge actuel quand le monde devient trop chaotique à nos yeux ? J'espère que tous ceux qui vivent loin de la ville mesurent pleinement leur chance aujourd'hui.




Il lui disait : Vois-tu..


Il lui disait : « Vois-tu, si tous deux nous pouvions,
L’âme pleine de foi, le cœur plein de rayons,
Ivres de douce extase et de mélancolie,
Rompre les mille nœuds dont la ville nous lie ;
Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,
Nous fuirions ; nous irions quelque part, n’importe où,
Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,
Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses ;
Une maison petite avec des fleurs, un peu
De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
La chanson d’un oiseau qui sur le toit se pose,
De l’ombre ; — et quel besoin avons-nous d’autre chose ? »

Victor Hugo (Les contemplations)


Quant à moi, je trouve ces images très vivifiantes et bien éloignées de l'animosité qui nous anime souvent en ce moment ! Un peu d'air pur, voilà ce que je voulais partager avec vous !

dimanche 27 septembre 2020

Adaptation

 Nous avons plus que jamais en ce moment le besoin (ou le devoir ?) de nous adapter à chaque instant.

Nous avons prévu mardi prochain de vous présenter un hommage à André Barbault, le grand astrologue disparu en 2019. Je ne sais pas encore si cette soirée va être maintenue à l'heure où j'écris. Nous avions déjà prévu cet hommage au printemps, mais nous n'avons pas pu le faire puisque nous étions confinés.

Voici en attendant quelques éléments que j'ai réunis à son sujet, en attendant de nous retrouver pour l'évoquer.


André Barbault a, entre autres travaux, profondément modifié l'approche de l'astrologie mondiale.

Auparavant, les astrologues s'intéressaient aux transits des planètes dans le ciel. Il s'est aperçu, en observant les faits et événements des années et siècles passés, que des événements avaient des résonnances des années plus tard. Ces événements intervenaient à des moments particuliers du cycle des planètes entre elles. Il en a conclu que c'est la notion de cycle que l'on doit étudier en astrologie mondiale. Les cycles étudiés sont ceux que forment les planètes lentes entre elles : Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.



C'est extrêmement intéressant de reprendre les événements des cycles précédents pour comprendre ce qui peut se passer dans le cycle actuel des planètes.

C'est ce que Sylvie Lafuente Sampietro fait, entre autres,  lors de sa conférence d'astrologie mondiale.

J'ai trouvé ce texte qui faisait partie des hommages qui ont été rendus à André Barbault depuis sa mort :

"André Barbault a rénové et redonné ses lettres de noblesse à l’astrologie mondiale. Mais il a aussi réalisé cette rénovation dans de nombreux autres domaines. À partir de 1950, avec la publication d’Analogies de la dialectique Uranus-Neptune, il renouvelle l’approche de la symbolique des planètes. Dans Défense et Illustration de l’Astrologie en 1955 il entend rénover aussi bien l’astrologie individuelle que l’astrologie mondiale. En 1961, il réalise la rénovation de la première avec la publication de son Traité Pratique d’Astrologie et en 1967, celle de la seconde avec son livre Les Astres et l’Histoire." Hommage de l'association Agape

Et pour continuer avec l'astrologie, voici une phrase de Dane Rudhyar, un autre très grand astrologue, qui fait écho aux recherches d'André Barbault :

"L'astrologie trouve toute sa dimension dans le fait qu'elle transforme le profane en sacré, les données de l'astronomie en la révélation d'un ordre cosmique présent tant dans la cellule et la personne humaine que dans le système solaire et la galaxie. Tenter de faire de cette discipline une "science" fondée sur des données empiriques et statistiques revient à nier sa nature profonde et immémoriale." Dane Rudhyar

Dane Rudhyar

Finalement, cette soirée hommage n'aura pas lieu mardi. Nous verrons comment évoquer malgré tout le souvenir du grand astrologue.

dimanche 20 septembre 2020

Les moines et les voleurs

 


J'ai terminé le livre d'Emmanuel Carrère : sa prose se lit très bien et même si ce n'est pas un roman, on est pris par la lecture de ses aventures . Il parle beaucoup de lui, de ses expériences, je ne vais pas en reparler ici. J'ai trouvé au hasard des pages cette histoire qu'il raconte et qu'il dit beaucoup aimer. Moi aussi, je vous l'ai recopiée :

"C'est un voleur qui a entendu parler du trésor que les moines gardent dans une pièce cachée de leur monastère. Espérant faire main basse sur ce trésor, il entre comme homme de peine au monastère. 

Pendant dix ans, il balaie la cour, ramasse les ordures, accomplit les tâches les plus humbles, tout en furetant dans le monastère, en prêtant l'oreille aux conversations des moines, en cherchant où pourrait bien se trouver la pièce au trésor.


Au bout de dix ans, il a mis tant de zèle au service de sa cupidité que le père abbé lui propose le noviciat. Il reste novice encore dix ans, toujours furetant, épiant, se tenant aux aguets, de plus en plus obsédé par le trésor. Dix ans encore, et il prend les ordres, et il dit ses prières, jour après jour, en espérant trouver le trésor et se barrer avec. C'est ainsi qu'il devient un grand saint, et c'est seulement à la fin de sa vie, sur son lit de mort, qu'il comprend que le trésor c'était cela : sa vie au monastère, ses prières, son entente avec les autres frères, et que s'il y a accédé, c'est parce qu'il était un voleur."

Une belle leçon ! 


Et en voici une autre, qui n'est pas dans le livre d'Emmanuel Carrère. On y retrouve les mêmes personnages dans un temple japonais mais le moine par sa grande sagesse va réussir à ébranler le voleur : 

"En ce temps-là, vivait aux environs de Heian-Kyo, dans un temple perdu dans la forêt, un moine connu pour sa grande sagesse, nommé Shichiri Kojun. Ce soir-là, le saint homme était seul. Il récitait des sûtras au pied d’une statue du bouddha. Soudain, la porte du temple s’ouvre à la volée. Un homme d’aspect effrayant, grossièrement vêtu, fait irruption dans la salle de prière. II met sur la gorge de Shichiri sa longue épée effilée : « Moine, donne-moi l’argent des offrandes ou je te coupe la tête et la fais rouler au pied des autels. »

Shichiri était installé en Siddhasana (la posture de méditation), le dos droit, les genoux repliés, il garda la position et pas un muscle de son visage ne tressaillit : « Prends l’argent qui est dans le vase des offrandes, ne me dérange pas dans mes prières. »

Et il reprit la récitation des sûtras.

Le voleur se dirigea vers l’endroit indiqué et commença à remplir ses poches. Dans sa hâte, il faisait tinter les pièces, et parfois un juron lui échappait quand l’une d’elles roulait sur le sol. Il fallait reconnaître qu’il était embarrassé par sa grande épée.

Au bout d’un moment, sans tourner la tête, le moine déclara: « Ne prends pas tout l’argent, je dois payer l’impôt du temple demain matin. »

Le voleur, impressionné par la fermeté de la voix et le sang-froid imperturbable du moine, laissa en maugréant un peu d’argent au fond du vase des offrandes. II s’en allait avec son butin lorsque le moine dit encore : « Quand on reçoit un présent, on doit remercier, fais-le ! »

Le voleur subjugué marmonna un vague merci et disparut.

Un an plus tard, le voleur fut arrêté. II avoua, entre autres méfaits, le vol commis au temple, crime qui était puni de mort. Confronté au moine, il l’entendit avec stupeur déclarer : « Moi, Shichiri, je déclare que cet homme n’a pas profané le temple, je lui ai donné une grande partie de l’argent des offrandes, et il m’a remercié, tout est en ordre. » Le voleur fut condamné à cinq ans de prison seulement.

Quand il fut libre, il vint trouver Shichiri dans le temple perdu dans la forêt et il devint son disciple. Dans les années qui suivirent, les visiteurs et les pèlerins admirèrent sa profonde piété. Ainsi a-t-il été rapporté des histoires du passé.



dimanche 13 septembre 2020

Méditer sans se prendre la tête

Dans le nouveau livre d'Emmanuel Carrère, dans lequel je me suis lancée, j'en suis à la moitié, il parle beaucoup de méditation, yoga et taï-chi. C'est le début du livre. Par la suite, il nous raconte sa dépression et sans doute bien d'autres choses mais je n'en suis pas encore là.


Il essaie de nous donner une définition de la méditation ( en fait, il en donne au moins une dizaine dans le livre). J'aime beaucoup celle-ci parce qu'elle parle de ce que nous avons tous vécu en débutant la méditation et sans doute par la suite, pour ceux d'entre nous qui continuent dans cette voie.

La voici donc, dans le style simple et fluide d'Emmanuel Carrère, que j'aimerais tant pouvoir trouver pour mon écriture :

" La méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux. L'ennui c'est la méditation. Les douleurs au dos, aux genoux, à la nuque, c'est la méditation. Le gargouillis dans le ventre, c'est la méditation. L'impression de faire un truc de spiritualité bidon, c'est la méditation. Le coup de téléphone qu'on prépare mentalement et l'envie de se lever pour le passer, c'est la méditation. La résistance à cette envie, c'est la méditation _ mais pas y céder, quand-même. C'est tout. Rien de plus. Tout ce qui est en plus est en trop. si on fait cela régulièrement dix minutes, vingt minutes, une demi-heure par jour, alors ce qui se passe pendant ce temps où on reste assis, immobile et silencieux, change. La posture change. La respiration change. Les pensées changent. Tout cela change parce que tout change, de toute façon, mais tout cela change aussi parce qu'on l'observe. On en fait rien en méditation, on ne doit surtout rien faire, sauf observer. On observe l'apparition des pensées, des émotions, des sensations dans le champ de la conscience. On observe leur disparition. On observe leurs pilotis, leurs points d'appui, leurs lignes de fuite. On observe leur passage. On n'y adhère pas, on ne les repousse pas. On suit le courant sans se laisser emporter. A force de faire ça, c'est la vie même qui change. On ne s'en rend pas compte d'abord. On a la vague impression d'être au bord de quelque chose. Petit à petit ça se précise. On se décolle un peu, un tout petit peu, de ce qu'on appelle soi. Un tout petit peu, c'est déjà beaucoup. C'est déjà énorme. Ça vaut la peine. C'est un voyage. Au début de ce voyage, dit un poème zen, la montagne au loin a l'air d'être une montagne. Au fil du voyage, la montagne ne cesse de changer d'aspect. On ne la reconnait plus, c'est toute une fantasmagorie qui remplace la montagne, on ne sait plus du tout vers quoi on s'achemine. A la fin du voyage, c'est de nouveau la montagne, mais ça n'a rien à voir avec ce qu'on apercevait de loin  il y a longtemps, quand on s'est mis en route. C'est vraiment la montagne. On la voit enfin. On est arrivé. On y est.

On y est."

Emmanuel Carrère (Yoga)



Toutes ses définitions sont intéressantes, il nous les livre au fur et à mesure des expériences vécues dans le livre. Ce que j'aime, ce sont les doutes exprimés sur toutes ces disciplines de développement personnel. Ils sont tellement vivifiants !



dimanche 6 septembre 2020

Accueillir

                              

Savoir accueillir est tout un art. Accueillir ce qui est, ce qui nous advient, et pouvoir accueillir l'autre avec joie, car tout ce qui nous advient peut nous être un guide. Un guide pour avancer sur notre chemin.




Rumî le dit mieux que moi, dans ce poème que Fabrice Midal a placé sur ma route, dans un livre sur la méditation :

"L'être humain est comme une auberge

Chaque matin, une nouvelle arrivée


Une joie, une dépression, une rancœur

Un moment de prise de conscience qui vient

Comme un visiteur inattendu


Accueille-les et reçois-les-tous !

Même s'ils sont une foule de chagrins

Qui balaye violemment ta maison

la vide de son mobilier


Continue à traiter chaque hôte honorablement

Il se pourrait qu'il fasse place

à quelque nouvelle joie.


La pensée sombre, la honte et la malveillance,

Accueille-les à la porte en souriant

Et invite-les à rentrer


Sois reconnaissant pour quiconque arrive,

Car chacun d'eux a été envoyé

Comme un guide venant de l'au-delà."

Rumî



Ce poème est très parlant aujourd'hui, alors que nous sommes dans l'incertitude de l'avenir. Il nous dit d'accueillir ce qui nous arrive comme un guide. Un guide pour créer notre vie.