mardi 30 août 2011

Ladakh et Zanskar : les photos de Susy Van Antwerpen

Depuis quelque temps, il nous arrive d'accrocher aux murs du local des tableaux, pour faire connaître, partager et vivre un nouvel univers. C'est l'occasion aussi d'une belle rencontre avec un artiste qui nous confie ses oeuvres le temps d'une saison.



Cet automne, nous sommes particulièrement heureux d'exposer les photos de Susy van Antwerpen, car  cette aventure humaine est passionnante.


Voici comment elle se raconte pour nous :



"Sagittaire ascendant Vierge, un brin réservée, un poil maniaque... ajoutez à cela quelques condiments d'une éducation bourgeoise, belge, Susy partagera ses années d'adolescente et sa réflexion entre Socrate, Platon et d'autres philosophes.
Son goût de l'aventure l'emmènera à 21 ans vers la "Terre de Jacques Cartier " pendant 15 ans.
Mère de quatre enfants et Femme avant toute chose, elle élargira cet amour maternel en tant que professeur d'anglais à tous les élèves de l'Oisans où elle séjourne actuellement.
L'année 2005 sera celle de sa rencontre avec le Ladakh et le Zanskar, terres d'Himalaya où elle vit chaque été depuis six ans, partageant ses moments entre les locaux, les Lamas et les Nonnes.


Libre d'avoir pu devenir vraie, authentique, elle va, au gré de ses expositions photos, à la rencontre de l'Humain pour lui dire de garder foi dans la vie et elle décroche avec son arc de Centaure la flèche de l'amour véritable, celle de l'Amour universel."



Que nous présente-t-elle avec l'exposition qui sera installée le 9 septembre ?

"Il s'agit de présenter la culture et la joie de vivre des peuples de ces régions himalayennes malgré la difficulté de leur vie quotidienne en très haute altitude.
Cette exposition souhaite transmettre la générosité et la compassion de ces gens pour permettre à l'association de les aider en répondant à leur demande et en trouvant des adhérents et des parrains."

Ce devrait être pour nous tous une belle expérience et l'occasion de se sentir plus proches de ces habitants des hauts plateaux, de les aider un peu et de partager avec Susy Van Antwerpen l'aventure de son association HOKA  (Himalaya Oisans Kunphan Association, "kunphan" voulant dire générosité en tibétain).


Les photos seront accrochées dans notre local du 9 septembre au 28 octobre : un beau moment de fraternité et de rencontre !

mercredi 24 août 2011

Le retour des vendanges

Voici le temps de l'automne, qui toujours revient pour dorer les arbres, faire tomber les marrons et conduire les enfants à l'école.



Les rites des saisons marquent le temps de la vie et nous aident à construire notre route.
Ainsi en parle Saint-Exupéry, dans Citadelle :

" Les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l'espace. Car il est bon que le temps qui s'écoule ne nous paraisse point nous user et nous perdre, comme la poignée de sable, mais nous accomplir. Il est bon que le temps soit une construction. Ainsi je marche de fête en fête, et d'anniversaire en anniversaire et de vendange en vendange." (Antoine de Saint-Exupéry)


Pour l'association Altaïr, les rites d'automne comportent les journées portes ouvertes du centre pour permettre à tous de se retrouver après l'été.
Puis plus tard, vient la conférence d'astrologie mondiale, pour comprendre un peu mieux le monde.

Et cette année, nous avons une exposition de photos qui nous tient à coeur, sur le Ladakh et le Zanskar.



De beaux moments en perspective, qui nous permettront de nous retrouver tout au long de l'automne, et d'avancer.
Et d'anniversaire en anniversaire, notre association a 20 ans. Belle histoire, écrite par des équipes qui se sont relayées au long des années, et dont nous reparlerons bientôt...

lundi 4 juillet 2011

Le temps de l'été



Voici venir le temps du soleil, des moissons, des champs dorés, de la mer au fond des yeux, et des changements de rythme.
Voici venir le temps pour notre association de faire le bilan de l'année, de préparer notre automne, avant de partir vers nos vacances.
Notre année fut riche, bien sûr, comme l'est le monde et comme nous le sommes tous.
Des visites, des images, pour découvrir le lien entre l'astronomie et l'astrologie, qui furent jadis intimement liées.
Des rendez-vous de fête, pour nous retrouver.
De belles conférences, pour ouvrir notre horizon et découvrir les cycles qui régissent notre monde, ainsi que notre vie.



Nous avons agrandi notre bibliothèque, de tous les livres qui nous ont appelés et que nous n'avions pas encore, ou que nous avions envie de vous faire découvrir.
Nous allons continuer, à la rentrée, avec un nouveau programme, que vous découvrirez bientôt.
Mais patience, laissons d'abord le soleil nous éclairer, la lune nous faire rêver et les étoiles nous émerveiller.
Nous avons encore présent en nous le souvenir de notre belle soirée étoilée : n'oublions pas de lever les yeux vers le ciel de la nuit.
Très bel été à vous tous !


Le blog va s'endormir pendant quelque temps, le temps de l'été. Nous serons de retour pour la rentrée avec de nouvelles découvertes.

Altaïr et les étoiles

Vendredi soir, nous nous sommes retrouvés, une trentaine de personnes motivées par le spectacle du ciel d'été, au local de l'association. Un moment d'explication sur ce que nous allions voir, un moment pour organiser notre déplacement et nous nous sommes retrouvés en Chartreuse, au-dessus de Voreppe, si près de Grenoble et cependant déjà dans un splendide paysage de montagne, calme et reposant.



Sylvie Lafuente Sampietro avait choisi un lieu d'observation un peu surélevé, sur un tertre qui donnait une vision du ciel très large. Une petite marche dans le jour finissant et nous étions prêts pour regarder le ciel s'obscurcir et les étoiles se lever.

Le soleil disparu, il ne faisait pas très chaud et les plus prévoyants furent vite allongés dans l'herbe, sous une couverture, les yeux tournés vers le spectacle qui se préparait.
Et miracle, très rapidement, Altaïr est apparue vers l'est, comme un signe pour notre groupe. Les unes après les autres, nous les découvrions : Arctarus, l'épi de la Vierge et puis Saturne, planète visible dans ce soir d'été. C'est la nouvelle lune, inutile donc d'attendre son lever : elle ne nous gêne pas pour voir les étoiles !


Le ciel continue de se dévoiler : l'étoile du Berger, la Grande Ourse, et toutes les autres.
Tout heureux de pouvoir les nommer, nous les recherchons, les observons, jaune, bleue ou blanche, pour établir un lien avec elles.
Couchés sur la terre et visitant le ciel, nous sommes tout à coup reliés à l'univers,
poussières d'étoiles et totalement intégrés à cet immensité.

Et je sens résonner ces vers de Victor Hugo, contemplant avec sa fille la lumière du feu allumé par le berger en écho à l'étoile qui se lève dans le ciel :

"Et je repris, montrant à l'enfant adorée
 L'obscur feu du pasteur et l'étoile sacrée :
 De ces deux feux, perçant le soir qui s'assombrit,
 L'un révèle un soleil, l'autre annonce un esprit.
 C'est l'infini que notre oeil sonde;

 De chacun d'eux s'envole un rayon fraternel,
 L'un plein d'humanité, l'autre rempli de ciel;
 Dieu les prend et joint leur lumière,
 Et sa main, sous qui l'âme, aigle de flamme, éclôt,
 Fait du rayon d'en bas et du rayon d'en haut
 Les deux ailes de la prière."




Le vent froid nous a rappelés à la réalité, il fallait revenir sur terre mais la légèreté de notre voyage continuait à nous envelopper.
Nous sommes redescendus sur la petite route dans le noir, éclairés par cette voute céleste si pleine d'étoiles que nous avions du mal à retrouver nos vieilles connaissances.
Nous étions joyeux et légers, pleins d'insouciance, nous savions que nos problèmes étaient peu de choses et que, qui sait, notre étoile personnelle nous regardait et nous faisait signe.



Merci à Sylvie de partager avec nous sa connaissance du ciel et de nous le faire découvrir dans toute sa beauté.
Si vous avez raté cette soirée, nous en préparerons d'autres : surveillez notre programme !

mercredi 22 juin 2011

Méditation et compassion

L'été peut être propice à la méditation avec ses temps de calme et de repos.



On parle souvent de méditation comme d'une "activité" qui apporte bien-être et sérénité, sans doute en raison de notre propension à  rechercher en priorité ce qui nous fera du bien.
Mais la méditation a d'autres objectifs, comme celui du développement de la compassion.
Pour les bouddhistes, l'une des valeurs principales est la compassion. Pour eux, le droit le plus fondamental des personnes est le droit de ne pas souffrir. Grâce à la compassion, qui envisage la possibilité d'une solution à la souffrance, on peut dissiper l'ignorance par la connaissance. Les causes de la souffrance (toutes les toxines mentales) peuvent ainsi être dissipées lorsqu'elles sont connues.
Comment ressentir ce qu'est la compassion ?




On comprend bien la notion d'altruisme ou de compassion avec l'amour d'une mère qui aime inconditionnellement son enfant et ne souhaite rien d'autre que le bien de celui-ci.
Mais l'altruisme universel ? Comment étendre cet amour maternel instinctif et tourné vers un seul objet à tous les êtres ?
Il s'agit d'entrainer l'esprit pour renouer avec une unité fondamentale du corps et de l'esprit et la méditation est un très bon entraînement. Méditer veut dire cultiver.
La méditation est un processus de familiarisation avec une nouvelle manière d'être. C'est un processus constant, qui demande de pratiquer régulièrement.
Très peu d'êtres ont spontanément cet altruisme universel. Seuls ceux qui ont su le cultiver , en particulier grâce à un exercice répété de la méditation, peuvent mobiliser cette énergie de façon naturelle.

La conséquence sera la mobilisation de la compassion dans tous ses actes et non plus seulement de façon fortuite. La conséquence secondaire sera qu'un acte de générosité désintéressé apporte la satisfaction. On n'a pas recherché autre chose que d'agir du mieux possible pour éviter le maximum de souffrance et on obtient la joie en "bonus."



Et ainsi, grâce à la pratique de la méditation, la compassion universelle peut se manifester.

A lire par exemple : L'art de la méditation de Matthieu Ricard.
Il y suggère de formuler ce voeu, à la fin de la séance de méditation :
"Puisse l'énergie positive engendrée non seulement par cette méditation, mais par tous mes actes, paroles et pensées bienveillantes, passées, présentes et futures, contribuer à soulager les souffrances des êtres, à court et à long terme."

jeudi 16 juin 2011

Le changement peut-il attendre ?

Et l'on reparle de la fin du monde en 2012 par l'intermédiaire des sectes...
Il est vrai que tous ces prédicateurs de fin du monde peuvent conduire à des situations dramatiques !



Si nous faisons un point par rapport à l'astrologie, rien de particulier ne se présente en 2012 qui pourrait faire croire à un bouleversement du monde. Comme nous le rappelait Sylvie Lafuente Sampietro lors de la conférence d'astrologie mondiale en fin 2010, le grand cycle Uranus/Pluton qui arrive au carré croissant peut entraîner quelques mouvements, mais pas de très grand changement.
Et donc, la question qu'elle nous posait en décembre était : à quoi ça sert de prédire la fin du monde ? C'est très grave et cela indique des projections sur l'avenir et un manque de présence au moment.

Qu'espèrent ceux qui attendent la fin du monde en 2012 ?
Se faire peur comme dans les films d'horreur ?
A chaque échéance comme celle de l'an 2000 la fin du monde est prédite, à chaque fois rien ne se passe et une nouvelle date apparait.

Cette projection sur l'avenir semble refléter un très grand désir de changement qui, faute de s'exprimer maintenant est reporté sur une date du futur.
Quel est ce désir de changement ?



Certains n'ont pas pu attendre 2012 pour satisfaire ce désir et on sent poindre un peu partout dans le monde des mouvements de révolution, d'indignation, de révolte qui sans doute répondent à cette interrogation.
Et plutôt que d'attendre sans bouger  2012 et le grand changement, n'est-il pas plus satisfaisant de se poser dès aujourd'hui la question de ce que nous voulons voir comme changement ?

Gandhi disait déjà : "Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde."




mercredi 8 juin 2011

S'asseoir


Agitation permanente, tourbillon du monde... Se poser, méditer, être à l'écoute de soi.
Tels sont souvent aujourd'hui les deux pôles qui nous habitent.
Peut-être connaissez-vous ce texte d'Yves Duteil, écrit pour la revue Panorama en 2008, il me touche à chaque relecture, je n'hésite donc pas à le livrer ici :



"Offrir un moment de paix au tumulte qui nous entoure, échapper un instant aux remous qui nous aspirent, et se laisser remonter comme une bulle vers la surface. Notre vie n'intègre plus ces temps de rien, où tout peut naître, où germent nos idées inattendues, où s'expriment nos rêves encore inconnus de nous. Se poser, être seul avec soi, est un luxe indispensable, un superflu nécessaire à notre équilibre, un instant d'orientation dont notre instinct a besoin pour prendre le vent, trouver son altitude et rassembler ses forces. Notre conscience se nourrit de ce néant créatif, en cueillant des effluves imperceptibles, en écoutant des silences bruissants, les signes discrets du chemin que masquent les fleuves d'information et les torrents d'émotions dont les écrans nous abreuvent, nous submergent en permanence, et couvrent le murmure de nos ruisseaux intérieurs. S'asseoir. Trouver l'instant où poser sa tête sur l'épaule de la vie. Se confier à soi-même, tout se pardonner, oublier un moment  le monde pour n'écouter que les voix du dedans...



La clairvoyance commence là où cesse l’agitation. Il y a parfois
urgence à réfléchir avant d’agir. Le bas du dos n’est pas à proprement
parler le siège de la pensée, mais il est pourtant le centre de gravité
dont l’intelligence s’exprime en posant un geste simple, précurseur
de sagesse : s’asseoir.

Yves Duteil (revue Panorama de mars 2008)