dimanche 12 avril 2020

Sans souci


Si comme moi, vous commencez à saturer des vidéos ou petites phrases qui nous disent quoi faire ou comment se comporter en temps de confinement, vous comprendrez que j'aille aujourd'hui me réfugier du côté des contes.
Un conte qui n'a rien à voir avec nos préoccupations du moment, quoique cela reste à voir : il me semble qu'il en dit beaucoup sur notre façon de vivre.
Il est conté par Henri Gougaud dans "Le livre des chemins."




L'homme sans souci

Ce roi-là s'angoissait pour tout. Non pas pour les maux du royaume ("Les gens ? disait-il, Quelles gens ?") mais plutôt pour ces riens majeurs qui occupent l'âme et le cœur des écorchés vifs richissimes. Quel costume pour l'opéra ? J'ai mal au doigt. Ai-je un cancer ? Aujourd'hui tout va. Mais demain ? Telles étaient les inquiétudes renouvelables à l'infini qui de l'aube au soir l'obsédaient.
Vint le jour où son conseiller lui dit :
_ Sire, j'en ai assez de remonter votre moral de la cave au premier étage, tous les matins, comme je le fais depuis que vous régnez sur nous. Je connais l'homme qu'il vous faut. Il vit sans le moindre souci avec cinq ou six sous par jour. Allez le voir, observez-le. Peut-être vous apprendra-t-il à ne pas sursauter d'effroi à la moindre mouche qui passe.
_ Bof, tu crois ? répondit le roi.
mais le soir-même, à la nuit noire, confiant de l’œil droit et jaloux de l’œil gauche, il se travestit en mendiant et alla frapper au volet de cet ami du dieu Bonheur.

L'homme était en train de dîner. Il lui offrit de son fromage.
_ Es-tu content ? lui dit le roi ?
_ De quoi manger, de quoi dormir, quatre murs, un toit sur la tête, que puis-je demander de mieux ? lui répondit le bienheureux.
_ Sans doute as-tu un bon métier ?
_ Je répare les pots cassés. Je gagne cinq, six sous par jour. Cela me suffit amplement.
"Trop facile, pensa le roi. Je vais lui donner du souci. Je suis curieux de voir comment il saura s'en dépatouiller." De retour au palais :
_ Ministre, j'interdis que tout pot cassé soit dorénavant recollé. Qu'on achète du beau, du neuf. Il faut stimuler le commerce !

Le lendemain, sur le marché, plus rien pour le raccommodeur. Il s'en alla, le nez au vent. Il rencontra, dans un faubourg, un pauvre vieux à bout de souffle qui rafistolait sa maison. Il lui donna un coup de main. Au soir, comme il rentrait chez lui :
_ Salut mendiant ! Tu tombes bien, c'est bientôt l'heure de dîner.
C'était évidemment le roi dans ses haillons de pègreleux.
_ As-tu de quoi faire la soupe ? lui demanda le déguisé.
_ Je viens de passer ma journée à réparer une charpente. J'y ai gagné cinq sous tout ronds.
Le roi pensa : "Insupportable ! Il me nargue. Il me veut du mal. Nous verrons bien si cette fois il passera entre les gouttes que je vais lui postillonner." Le lendemain, conseil royal.
_ Les travailleurs intermittents sont la plaie de notre pays. Qu'on ramasse les bricoleurs, les déménageurs de greniers, les conteurs, les chanteurs de rue et qu'on les enrôle de force dans mon armée. Voilà, j'ai dit. Post-scriptum : il est un jeune homme que l'on ne devra pas payer . Pas un sou ! Je vous dirai qui.




Voilà notre homme à la caserne. On lui donne un casque, une épée, des bottes, un uniforme bleu.
Le soir venu, devant sa porte :
_ Encore toi, mendiant ? Viens donc, j'ai acheté du vin, des figues, du fromage et des raisins secs.
_ Avec quoi ? demanda le roi, les yeux aussi ronds que la bouche.
_ C'est un secret. Tu veux savoir ? J'ai brisé mon épée en six et je vends un bout de ferraille, chaque jour, pour cinq ou six sous.
_ Et qu'y a-t-il, sacré filou, dans le beau fourreau que voilà ?
_ Oh c'est simple. Une épée de bois.
"Je le tiens" ricana le roi dans sa barbe de faux pouilleux. Le lendemain, dans son palais :
_ Qu'on amène sous mon balcon un brigand condamné à mort. N'importe lequel, je m'en moque. Je veux voir aussi illico le soldat privé de salaire, allons, pressons, vous savez bien, le grand beau à l'air déluré.
Voici les deux bientôt plantés au milieu de la cour royale. 
_ Je te donne l'ordre, soldat, de trancher le cou de cet homme, brailla le roi en désignant du bout du sceptre le malfrat.
_ Holà, holà, répondit l'autre, c'est là besogne de bourreau. Je ne suis, moi, qu'un fantassin extrêmement aléatoire,pour ne pas dire incompétent. Et puis, Sire, réfléchissez, ce bougre est peut-être innocent. N'a-t-il pas l'air vraiment stupide pour un assassin chevronné ? Demandons à Dieu son avis. Vous êtes d'accord ? Merci bien.




Et, tombant à genoux, bras ouverts, tête en l'air :
_ Seigneur, roi des rois, je t'implore. S'il faut que je tue, je tuerai. S'il ne faut pas, fais un miracle.
Que l'épée que je vais tirer de ce fourreau de cuir bouilli ne soit pas de fer, mais de bois !
Geste grandiose, inoubliable. L'arme au soleil ne reluit pas. Signes de croix interminables parmi les ministres béats. Murmures stupéfaits :
_ En bois !
Le roi rit.
_ Viens que je t'embrasse. Je te veux chez moi désormais.
_ Moi ? Pour quoi faire, Majesté ?
_ Presque rien. Te regarder vivre et rire de me vieilles peurs. Cinq sous par jour.
_ Cinq sous ? Parfait !




Et puisqu'il faut bien quand-même une petite phrase, la voici :
"Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été." Albert Camus

dimanche 5 avril 2020

Silence



Nous avons retrouvé une forme du silence. Sortir dans la rue et ne rien entendre, si ce n’est le chant d’un oiseau qui vient soudainement vous rappeler que vous êtes là, dehors. Cet effet-là est saisissant. Le silence est plus facile à trouver chez soi, à l’intérieur. Quoique… Puisque nous ne pouvons pas sortir ou très peu, il faut se rassurer avec des mots et le silence est difficile à obtenir lorsqu’on vit à deux ou plusieurs. Il reste cependant des moments où l’on peut l’installer, dans la méditation, la pratique du yoga ou du taï-chi. Ce sont des moments précieux où l’on peut retrouver ce qui fait notre mystère, le mystère d’être ici, vivant, sur cette terre. Nous mesurons actuellement le prix de ce mystère, en étant constamment rappelés à notre fragilité. Où tout ce que nous pouvons faire, c’est de rester assis, loin des autres, mais relié en pensée avec tous.



Le silence, c’est aussi le titre d’un livre de Thierry Janssen : Ecouter le silence à l’intérieur qui nous mène vers le chemin de l’écoute intérieure et de ce silence plein de notre mystère et riche de toute notre humanité. Ce silence-là est recherche intérieure.

"Le silence à l'intérieur, tout au fond, à l'arrière-fond. Le silence qui est toujours là, au-delà de la confusion des sensations, au-delà de la perturbation des émotions, au-delà de l'agitation des pensées. Le silence essence de la présence, noyau de la conscience. Le silence source de tout, nature ultime de tout, qui est dans tout, qui contient tout. Le silence origine de la vie, espace de la création, lieu de toutes les manifestations."


Mais le silence n’est pas toujours notre allié. Il prend de multiples formes. Il peut être non-dit et l’expression de l’ombre.

"Quand tous les calculs s'avèrent faux, quand les philosophes eux-mêmes n'ont plus rien à nous dire, il est excusable de se tourner vers le babillage fortuit des oiseaux, ou vers le lointain contrepoids des astres." Marguerite Yourcenar (Mémoires d'Hadrien)



Mais restons présents et à l'écoute de ce silence, avec Victor Hugo :

"Ce silence du soir,
Ce n'est pas le silence. Ecoute ! Tout est noir,
La nuit obscure fait toute chose pareille,
Le ciel verse un repos immense; pour l'oreille
Tout bruit a cessé. L'âme entend en ce moment
Une foule de voix sortir confusément
De cette ombre en disant des choses inconnues.
Il semble que les eaux, les plaines et les nues
Sont pleines de secrets qu'elles vont révéler,
Et dès que tout se tait, tout commence à parler."

Victor Hugo.


Et un message pour ceux qui ne respectent pas la richesse du silence : 

"Homme qui aime parler beaucoup : écoute et tu deviendras semblable au sage. Le commencement de la sagesse est le silence."
Pythagore


dimanche 29 mars 2020

L'année 2020 à l'épreuve




Souvenons-nous : nous étions en 2019 et ne pensions pas encore à ce que nous réserverait 2020 et encore moins à la possibilité d'un virus qui viendrait bouleverser notre monde.
Et pourtant, au mois d'août, Sylvie Lafuente Sampietro prépare déjà l'année suivante et nous présente les grandes lignes de ce que sera sa conférence d'astrologie mondiale pour l'année à venir.
Et donc en août 2019, elle avait fait un travail de préparation pour pouvoir présenter la conférence dans ses annonces et lui trouver un titre cohérent avec les énergies de l'année.
Voici ce texte qui prend tout son sens aujourd'hui :

Poser les fondations d'un nouveau monde

"Cette conférence a pour objectif de vous permettre de mieux comprendre la mutation du monde et de nos sociétés à travers une prise de recul sur l’actualité et une compréhension des cycles que l’humanité vit. Elle est un apport personnel pour la gestion de votre année 2020, elle vous donnera des clefs pour saisir ce qui se passe dans votre vie et une prise de conscience des cycles qui sont à l’œuvre.
L’année 2020 est un point clé de fondation ou refondation de l’organisation de notre monde de façon très pragmatique. En toile de fond, les grands cycles propulsent l’humanité dans une dynamique d’évolution incroyable. Ils sont tous en phase de croissance. Pluton/Neptune (cycle de 494 ans) a débuté en 1892, c’est la mutation de nos croyances fondamentales, il est en phase d’organisation pratique (le sextile). Pluton/Uranus (cycle de 139 ans) a débuté en 1966, il gère les révolutions technologiques et se trouve en pleine phase d’application (suite du carré). Uranus/Neptune (Cycle de 171 ans) a débuté en 1993, il s’occupe des mutations idéologiques et religieuses et il est en phase d’émergence (suite du semicarré).
Ceci génère une mutation radicale de nos modes de vie, de pensée et des équilibres économiques et
politiques. Cette année 2020 va reformuler le monde sur le plan des forces territoriales, politiques, et
économiques. C’est un point clé de la structuration très concrète de cette mondialisation que nous vivons tous, que nous le voulions ou pas.




En 2020, nous verrons aussi trois grands cycles se renouveler (Pluton/Saturne, Pluton/Jupiter,
Saturne/Jupiter) dans les signes du Capricorne et du Verseau.
Le temps des conjonctions est souvent chaotique, car c’est un moment de création, d’ensemencement du futur. C’est aussi un espace de liberté, car nous choisissons à ce moment là ce qui va se développer dans l’avenir. Revenir à l’essentiel et à ce qui est durable est une clé de réussite de cette mutation. L’ancien monde s’écroule et il nous faut semer les graines du futur. Sur le plan mondial, il s’agit de l’organisation des rapports de pouvoir et de force et d’une révolution dans la gestion des ressources et des finances. Sur le plan sociétal, il s’agit de la rénovation de nos institutions, de la transformation des entreprises, de la création de nouvelles organisations et communautés. Sur le plan personnel, il s’agit de saisir les mutations en jeu pour organiser notre vie en fonction de nos valeurs les plus authentiques. Choisir avec soin ce que nous désirons cultiver dans nos vies, savoir lâcher ce qui ne fait plus sens et utiliser notre espace de liberté pour créer de nouveaux modèles d’existence. Nous verrons émerger de plus en plus de communautés porteuses de valeurs diverses,
nous devrons choisir avec qui nous voulons évoluer et grandir.
Comment cerner notre rayon d’action et avancer dans le temps du chaos créatif ? Comment canaliser la révolte et la violence en puissance de création ? Sur quoi fonder nos réalisations et projets ? Comment sélectionner les graines de notre futur ? Comment se saisir de l’opportunité du renouveau ?"



Certaines données sont un peu techniques mais faites-en abstraction si vous ne connaissez pas l'astrologie et concentrez-vous sur le message. Vous verrez qu'il est très parlant et qu'il nous inscrit dans la durée et dans l'évolution du monde : si nous tirons les bonnes conclusions de cette crise qui touche l'humanité, nous pourrons le construire, ce nouveau monde !



lundi 23 mars 2020

Gestion de crise



Les extraits, citations et livres ne manquent pas pour nous faire réfléchir au moment que nous traversons. Je vous livre les paroles de deux grands maîtres à penser : C.G. Jung et Christiane Singer au sujet de la crise. Voilà déjà matière à méditer.
Et comme je m'échappe souvent en ce moment vers la beauté de la nature, pleine de sons et de couleurs en ce début de printemps, j'ajoute aux paroles des images de la nature.




"Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d'indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie."

Carl Gustav Jung



«J’ai gagné la certitude, en cours de route, que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire. Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bal des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on n'en a pas à la portée de la main, pour entrer dans l’autre dimension. Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. Un système de fils barbelés, d’interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur {...}

C’est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l’arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être {...}

Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le «divertissement» tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire : «Oui, mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi !»

Christiane Singer, «Du bon usage des crises», 1996



dimanche 15 mars 2020

Résilience



Pour parler de ce qui nous occupe actuellement avec un regard tourné vers l'avenir, voici quelques citations.
D'abord, Boris Cyrulnik nous définit la résilience :

"On s'est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d'épreuves immenses et se faire une vie d'homme, malgré tout. Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis. C'est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille."
Boris Cyrulnik



Puis ce message que nous avons reçu, ces jours-ci dans nos boîtes mail et qui nous parle de la signification de ce qui se passe actuellement :

Par Raffaele MORELLI, psychiatre et psychothérapeute italien.

« Je crois que le cosmos a sa façon de rééquilibrer les choses et ses lois, quand celles-ci viennent à être trop bouleversées. Le moment que nous vivons, plein d’anomalies et de paradoxes, fait réfléchir…
Dans une phase où le changement climatique, causé par les désastres environnementaux, a atteint des niveaux inquiétants.
D’abord la Chine, puis tant d’autres pays, sont contraints au blocage ; l’économie s’écroule, mais la pollution diminue de manière considérable.  L’air s’améliore ; on utilise un masque, mais on respire…
Dans un moment historique où, partout dans le monde, se réactivent certaines idéologies et politiques discriminatoires, rappelant avec force un passé mesquin, un virus arrive, qui nous fait expérimenter que, en un instant, nous pouvons nous aussi devenir les discriminés, les ségrégués, ceux qu’on bloquent aux frontières, qui amènent les maladies.
Même si nous n’y sommes pour rien. Même si nous sommes blancs, occidentaux, et que nous voyageons en première classe (= complexe de toute puissance).
Dans une société fondée sur la productivité et la consommation, dans laquelle nous courons tous 14 heures par jour après on ne sait pas bien pourquoi, sans samedi ni dimanche, sans plus de pause dans le calendrier, tout à coup, le «stop» arrive.  Tous à l’arrêt, à la maison, pendant des jours et des jours.  À faire le compte d’un temps dont nous avons perdu la valeur, dès qu’il n’est plus mesurable en argent, en profit.  Sait-on seulement encore quoi en faire ?
Dans une période où l’éducation de nos propres enfants, par la force des choses, est souvent déléguée à des figures et institutions diverses, le virus ferme les écoles et nous oblige à trouver des solutions alternatives, à réunir les mamans et les papas avec leurs propres enfants.
Il nous oblige à refaire une "famille".

Dans une dimension où les relations, la communication, la sociabilité, se jouent essentiellement dans ce non-espace du virtuel des réseaux sociaux, nous donnant l’illusion de la proximité, le virus nous enlève la proximité, celle qui est bien réelle : personne ne doit se toucher, pas de baisers, pas d’embrassades, de la distance, dans le froid du non-contact.
Depuis quand avons-nous pris pour acquis ces gestes et leur signification ?

Dans un climat social où penser à soi est devenu la règle, le virus nous envoie un message clair : la seule manière de nous en sortir, c’est la réciprocité, le sens de l’appartenance, la communauté, se sentir faire partie de quelque chose de plus grand, dont il faut prendre soin, et qui peut prendre soin de nous.
La responsabilité partagée, sentir que de nos actions dépendent, non pas seulement notre propre sort, mais le  sort des autres, de tous ceux qui nous entourent. Et que nous dépendons d’eux.
Alors, si nous arrêtons la "chasse aux sorcières", de nous demander à qui la faute et pourquoi tout ça est arrivé, pour nous interroger plutôt sur ce que nous pouvons apprendre, je crois que nous avons tous beaucoup de matière à réflexion et à agir.
Parce qu’avec le cosmos et ses lois, de manière évidente, nous avons une dette excessive.
Il nous le rappelle au prix fort, avec un virus."




"Ce qui fait la nuit en nous peut laisser en nous les étoiles."
Victor Hugo (Quatre-vingt treize)

lundi 9 mars 2020

Visite de l'horloge solaire du lycée Stendhal

Si vous ne l'avez pas encore noté, Je vous rappelle que nous partirons le 21 mars à la découverte de la construction de nos thèmes : nous visiterons l'horloge solaire du lycée Stendhal de Grenoble.
Ce que nous essayons de comprendre sur le ciel lorsque nous établissons un  thème natal est en fait dessiné, ici, sur les murs de cet escalier qui nous offre une séance d'application concrète de la construction du thème astrologique.



Dans l'escalier d'honneur de l'ancien collège de jésuites (collège Stendhal aujourd'hui), une horloge solaire très complète est représentée, la dernière de son genre au monde. Horloge à réflexion, puisque reflétant la position du soleil à travers deux miroirs, et dont les peintures sont bien conservées, en partie grâce à quelques restaurations. Travail fantastique du père jésuite Bonfa réalisé entre 1670 et 1673 à l'époque où l'astrologie est encore (mais pas pour longtemps) partie intégrante de l'astronomie.

L'horloge présente toutes sortes d'informations passionnantes décryptées pour nous par le guide de la ville de Grenoble et par Sylvie Lafuente Sampietro pour la partie astrologie.


Voici de quoi enrichir nos connaissances ! Si vous ne l'avez pas encore visitée ou si vous voulez revoir cette horloge magnifique, je vous conseille de vous inscrire au local d'astrologie ou via Helloasso pour cette visite qui aura lieu le samedi 21 mars de 9h45 à 11h30. Nous avons rendez-vous dans le hall de la maison du Tourisme de Grenoble à 9h45.

dimanche 8 mars 2020

Des raisons d'espérer


Je vous propose quelques phrases recueillies dans le Monde des religions. Dans son dernier numéro, il reprend des interviews réalisées au long des années. Ces petites phrases, glanées ici et là, nous incitent à espérer et à croire en notre humanité.

"L'humanité se trouve face à des défis immenses : défis économiques, écologiques, spirituels ! Au jeu mortifère qu'elle joue, elle pourrait perdre la vie et son âme. J'ai la naïveté de croire que les hommes retrouveront le sens du sacré, non pas pour massacrer ceux qui ne pensent pas comme eux, mais pour respecter la vie sous toutes ses formes et dans son infinie variété. Je crois, au bout du compte, malgré les soirs de doute et les matins gris que l'amour sera plus fort que la mort. Les poètes, les mystiques, les grands sages du passé nous montrent la voie. A nous de leur emboîter le pas pour construire le monde qui viendra."
Leili Anvar




"Ici on voit que la Terre est bien plus qu'une personne ! Elle peut donner naissance à tous les êtres vivants avec patience et talent. Il est donc possible de vénérer la Terre non comme un dieu, mais comme quelque chose de vrai. Ainsi, notre amour et notre révérence pour la Terre naissent sans besoin d'aucune foi ni croyance. Le soleil n'est pas un dieu, mais une source de vie. Sans soleil, pas de vie. C'est notre père à tous : nous sommes emplis de soleil."
Thich Nhat Hanh




"Je ne sais pas si la vie a un sens, mais nous pouvons lui en donner un. Nous avons le choix de le faire par la compassion, l'empathie. Camus disait qu'une vie est réussie lorsqu'on a participé de manière positive, non seulement à sa propre vie, mais aussi à celle des gens qui nous entourent. La vie réussie s'articule autour de trois domaines. la science : découvrir, comprendre; l'art : faire et contempler la beauté; et l'empathie : vivre en conscience avec les autres. Pour moi, ce sont trois clés pour analyser l'humanité. Créer, comprendre, et vivre autour de la souffrance humaine."
Hubert Reeves




"Au lieu de parler de développement durable, mettons en place l'"harmonie durable". Je crois en une prise de conscience qui encouragerait une éducation qui ne soit pas fondée uniquement sur l'acquisition de connaissances, mais sur la coopération, en permettant aux enfants de s'ouvrir aux autres,  s'entraider, afin de donner un sens différent et plus riche à leur vie. Je suis optimiste : l'altruisme est de toute façon, aujourd'hui, la seule issue pour changer le monde; il n'est pas un luxe, mais une nécessité !"
Matthieu Ricard